lundi 30 juillet 2018

"Souvenirs effacés" d'Arno Strobel

Résumé :

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne à travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin à son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’à son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?
Avec Souvenirs effacés, le thriller qui l’a propulsé au premier rang des maîtres allemands du suspense, Arno Strobel signe un roman qui vous fera douter de tout, jusqu’au bout.



Titre : Souvenirs effacés
Auteur : Arno Strobel
Editeur : Editions de l'Archipel
Pages : 330


Merci aux éditions de L'Archipel pour cette lecture.



Mon ressenti :

Ce roman commence fort, l'intrigue est captivante et originale, son idée de base est excellente, les interrogations sont nombreuses pour le lecteur.
Pourtant, cela ne suffit pas. Au fil des pages, les situations peu crédibles et les coïncidences improbables s'accumulent, ce qui entache la lecture.

Par ailleurs, au-delà de ce qui lui arrive, le personnage principal se montre particulièrement naïf, ce qui peut agacer. D'une manière générale, les protagonistes semblent d'ailleurs manquer de relief.

Malgré cela, l'auteur maintient un certain suspense qui pousse le lecteur à poursuivre sa lecture.
L'histoire s'achève sur un dénouement un peu poussif pour une idée qui aurait mérité d'être mieux exploitée.


Ce thriller psychologique propose une intrigue intéressante mais manque rapidement de crédibilité, et même si sa lecture demeure divertissante, il ne parvient pas à convaincre totalement.


Si vous souhaitez lire cet auteur, je vous invite à découvrir "Enterrées vivantes".

mardi 17 juillet 2018

"Tête en l'air", de Richard Gaitet

Résumé :

Il a survécu à l’aiguille du Midi par l’intervention d’une providentielle main au cul, hurlé de peur dans la vallée d’Aoste, gravi cinq fois de suite en courant les deux premiers étages de la tour Eiffel, descendu sans corde des échelles d’acier sur 250 mètres, découvert les joies de la tomme de Savoie au petit-déjeuner, relu Tolkien, Lionel Terray, Mary Shelley et les mangas d’Akira Toriyama, et surtout… appris le maniement du piolet afin d’aller danser sur des arêtes sommitales de 40 centimètres de large, avec 2 000 mètres de vide de chaque côté, par - 8 °C et le visage battu par des vents de 50 km/h…


Plutôt branché bouquins que bouquetins, Richard Gaitet n’avait, avant cette épopée, aucune expérience de la montagne. Novice attentif à la parole du guide le plus romanesque qui soit, René Ghilini – vainqueur de l’Annapurna et chasseur de cristaux –, il livre l’authentique et drôlissime récit d’une première ascension du mont Blanc par un blond à lunettes inexpérimenté qui, au cours de son voyage, réapprit à marcher.



Titre : Tête en l'air
Auteur : Richard Gaitet
Editeur : Editions Paulsen (collection Démarches)
Pages : 281


Merci aux éditions Paulsen et Babelio.com pour cette lecture, dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

L'ascension du Mont Blanc par un aventurier novice, une expérience folle au premier abord !
Inexpérimenté, l'auteur évoque toutes les étapes de ce périple. L'idée de ce pari fou, les entraînements rigoureux, une météo parfois capricieuse, des phases de réflexion, mais aussi des rencontres, des personnages hauts en couleur.
Il nous dresse ainsi notamment le portrait de René Ghilini, qui sera son guide tout au long de ce périple, un alpiniste chevronné fascinant, que ce soit par sa personnalité ou son vécu. Un vrai contraste par rapport à Richard Gaitet, qui se montre parfois empoté dans certaines situations. Maladroit mais déterminé, il imprègne son récit de sa jovialité et son humour.
L'auteur nous embarque avec lui, on a l'impression d'être à ses côtés dans cette aventure. Une immersion facilitée par l'absence de détails trop techniques, et surtout par le ton employé, souvent drôle, dans un environnement où la moindre erreur peut cependant s'avérer fatale.


Une belle histoire, une aventure à la fois sérieuse et loufoque, de ses préparatifs jusqu'à son accomplissement, racontée via un récit truculent.