mercredi 25 mai 2016

"Enfuir l'hiver", de Catherine Ecole-Boivin

Résumé :

C'est la dernière des Kermadec. Elle sera « la Chose », fillette damnée, qui grandit dans le silence et le froid d'une cave...
1931. Aëlle et Madalen Kermadec, ravissantes Nantaises, rencontrent à la faveur d'un bal champêtre dans la presqu'île du Cotentin les vieux garçons Valvachet. Ils se marient d'un bel amour.
Au côté de Roland, potier, Madalen s'épanouit dans son métier d'institutrice à Barfleur, tandis qu'Aëlle rejoint Auguste dans sa ferme isolée entre lande et falaises.
Mais dans ses cartes, la voyante Thilda pressent un drame qui va marquer toute une famille du sceau de la honte et du secret...


Titre : Enfuir l'hiver
Auteur : Catherine Ecole-Boivin
Editeur : Presses de la Cité, collection Terres de France
Pages : 280


Mon ressenti :

A travers cette lecture, j'ai découvert avec grand plaisir la plume élégante et poétique de Catherine Ecole-Boivin. Une écriture peut-être un peu déroutante au premier abord, mais finalement très rapidement accessible, et qui porte avec justesse cette histoire tragique.
Les dialogues s'effacent souvent au bénéfice du récit. Celui-ci nous raconte des vies, des destins, mêlés de drames et de bonheur. On se laisse guider par les mots, on est parfois bouleversé par certains événements, par ces personnages qui nous semblent vrais, par cette vie qui peut basculer, ces hommes capables du meilleur comme du pire. L'humain peut se montrer sauvage, et le sauvage n'est pas forcément dénué d'humanité. L'horreur peut être partout, et ce n'est que dans les dernières pages que la vérité prend forme, une vérité dont j'avais deviné l'un des aspects, mais qui a su me surprendre par ailleurs. C'est avec émotion que je referme ce livre, une très belle découverte.

Une lecture qui chamboule, un récit mené par une écriture poétique, racontant à merveille cette histoire teintée d'espoir, captivante et émouvante.

samedi 21 mai 2016

"La Fille du train" de Paula Hawkins

Résumé :

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu... 


Titre : La Fille du train
Auteur : Paula Hawkins
Editeur : Sonatine
Pages : 384


Mon ressenti :

Pas de temps mort dans ce roman avec lequel je ne me suis pas ennuyée un instant.
La narration alterne entre les points de vue des trois personnages féminins principaux. Cette construction permet de vivre l'histoire sous des angles différents, ce qui rend l'intrigue encore plus captivante. On est ainsi amené à soupçonner un peu tout le monde, à changer d'avis et à s'interroger à de nombreuses reprises.
En ce qui me concerne, jusqu'à LA révélation, je ne savais toujours pas qui pointer du doigt, même si j'avais eu des doutes, mais tout comme j'ai eu des soupçons sur d'autres protagonistes, sans être sûre de rien. Les personnages sont loin d'être sans faille, des secrets sont peu à peu révélés, de nouveaux questionnements surgissent...
J'ai beaucoup aimé la manière dont est traitée l'addiction évoquée dans ce roman. Les moments d'euphorie, la déchéance, la rechute... Un sujet abordé avec justesse, sans exagération.
On se doute un peu du final lorsque l'on a rassemblé presque toutes les pièces du puzzle, mais cela n'empêche pas de faire de ce livre une lecture passionnante.

Un thriller haletant, un très bon moment de suspense à découvrir. Une intrigue habilement menée, sans longueur, avec des personnages bien campés, le tout via une narration originale.

samedi 14 mai 2016

"Ne mords pas la main qui te nourrit", de A.J. Rich

Résumé :

Morgan a trois passions : la victimologie, qu’elle étudie, ses chiens – Cloud, adorable berger des Pyrénées, Chester et George, pitbulls patauds – et Bennett, son fiancé canadien rencontré sur Internet, avec lequel elle entretient une relation torride. Un jour, en rentrant chez elle, Morgan trouve son petit appartement de Brooklyn dévasté. Son amant est plus mal en point encore – en morceaux, lacéré par les crocs de ses fidèles compagnons, bel et bien mort.
Traumatisée, la jeune femme est pourtant convaincue de l’innocence de ses chiens. En revanche, Bennett, dont elle explore le passé, n’est pas l’homme qu’elle imaginait. Elle découvre un personnage trouble, voire dangereux. Morgan n’est pas au bout de ses surprises…


Titre : Ne mords pas la main qui te nourrit
Auteur : A.J. Rich
Editeur : Mazarine
Pages : 360


Mon ressenti :

J'avais trouvé la quatrième de couverture de ce roman fortement intéressante. Elle laissait supposer une histoire suffisamment intrigante pour me laisser tenter. Je me suis donc procuré cette lecture que j'ai finalement dévorée en deux jours.

L'histoire commence fort, on est rapidement mis dans le bain avec cette découverte macabre.
Morgan retrouve en effet son fiancé sans vie... mort dans d'atroces circonstances, visiblement lacéré par ses chiens.
Que s'est-il passé en son absence ? C'est ce qu'elle va tenter de comprendre tout au long de cette lecture, où l'on se rend compte que les apparences peuvent s'avérer trompeuses...
C'est elle qui narre cette histoire, ce qui nous permet de découvrir son point de vue, ses émotions, ses ressentis. Elle se dévoile et nous permet de nous attacher peu à peu à son personnage.
Au fil des pages, on va de découverte en découverte, on s'égare parfois avec de fausses pistes, et plus on avance, plus on veut en savoir davantage. Chaque révélation entraîne d'autres interrogations, les pages défilent et on ne s'arrête plus, tant cette lecture se montre captivante.
Et puis... soudain... alors que je ne m'y attendais pas, un soupçon prend forme à la lecture de plusieurs lignes, et quelques pages plus tard, un rebondissement confirme cette impression. La vérité commence alors à éclater, mais pas de répit pour le lecteur, il faudra attendre les dernières pages pour découvrir l'issue de ce récit.
Les auteurs nous tiennent en haleine jusqu'à la fin, le suspense allant crescendo tout au long du roman.
J'ai beaucoup aimé leur approche du monde canin, notamment au sujet des races dites "dangeureuses", un thème traité avec intelligence.

Ce thriller psychologique prenant se révèle être une excellente lecture dont l'intrigue est agréablement menée et le sujet bien exploité. Suspense et rebondissements sont au programme de ce page turner à découvrir !

jeudi 12 mai 2016

"Yeruldelgger", de Ian Manook

Résumé :

Rude journée pour le commissaire Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. A l’aube, il apprend que trois Chinois ont été découpés au cutter dans une usine près d’Oulan-Bator. Quelques heures plus tard, dans la steppe, il déterre le cadavre d’une fillette aux boucles blondes agrippée à son tricycle rose. Il y avait la Suède de Mankell, l'Islande d'Indridason, l'Ecosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Manook !


Titre : Yeruldelgger
Auteur : Ian Manook
Editeur : Livre de Poche
Pages : 648


Mon ressenti :

Un polar mongol addictif, un petit pavé qui se lit vite, particulièrement dépaysant avec des personnages hauts en couleurs.
Une intrigue habilement menée, et même si je n'ai pas été surprise par l'un des dénouements de cette histoire que j'avais vu venir bien avant, le tout tient très bien la route.
Un petit côté spirituel, quête de soi, plutôt plaisant, apporte une touche originale à l'ensemble.
Découvrir certains aspects de la vie mongole s'est avéré passionnant, j'ai vivement apprécié cette immersion dans cette culture où les traditions ancestrales ont encore parfois leur place.
Les personnages sont très convaincants et on se prend d'affection pour certains d'entre eux.
Quelques petites longueurs, mais rien de bien méchant. Au final, on suit avec intérêt ces différentes enquêtes dont on découvre peu à peu les ficelles, dans un décor souvent empreint de violence.

Yeruldelgger constitue une lecture captivante, un dépaysement agréable, et je ne manquerai pas de suivre la suite des aventures du commissaire.

mardi 3 mai 2016

"Cannelle", de Martine Provis

Résumé :

Chienne de vie ou vie de chien ? Les deux pourrait répondre l'adorable petite teckel qui n'a rien demandé à personne et ne fait que passer de vendeur en vendeur, chacun plus cruel et plus cupide que le précédent. Son seul horizon est un réduit obscur et humide.
Mais la petite esclave ne se résigne pas et continue d'espérer. Et le miracle se produit, celui de LA rencontre avec Martine. Cette jeune femme sait créer un univers chaleureux et douillet où Cannelle - c'est son nom à présent - va s'épanouir. Spirituelle et rigolote, Cannelle s'adapte à tout (les chats, le vétérinaire, les humains ridicules) sans rien perdre de son... mordant.
Ne croyez pas qu'il lui manque la parole : il suffit de savoir l'entendre.
Et c'est bientôt Martine qui va habiter chez Cannelle !


Titre : Cannelle
Auteur : Martine Provis
Editeur : Mazarine
Pages : 199


Mon ressenti :

Je n'attendais rien de particulier de ce roman, j'espérais juste passer un bon petit moment.
Ce fut effectivement une agréable lecture, j'ai souvent souri, et à ma surprise, j'ai même eu les larmes aux yeux.
La vie de Cannelle, petite teckel, nous est narrée par elle-même, de son plus jeune âge jusqu'à ses vieux jours.
Lorsque l'on connaît et que l'on apprécie ces boules de poil, peu importe leur race, on ne peut pas être insensible à cette histoire. On se reconnaît parfois dans certaines situations lorsque l'on partage sa vie avec un chien. C'est entre autres en cela que le récit m'a fait sourire à plusieurs reprises.
Cannelle est touchante et parvient à nous démontrer au fil de ses rencontres qu'une vie de chien, ce n'est pas toujours rose. Tout dépend des humains que l'on appelle "maîtres".

L'écriture est simple et fluide, ça se lit très vite, c'est plaisant, certaines situations sont amusantes, et on referme le livre non sans être ému.

Une lecture très sympathique, une vie de chien, vue depuis quatre pattes, qui devrait plaire à ceux qui les aiment, et peut-être ceux qui les considèrent comme des êtres à part entière, dotés de sensibilité.

Acquisitions d'avril 2016

Un mois "catastrophique" pour ma bibliothèque, puisqu'elle se remplit et s'apprête à exploser, mais de belles affaires au final.

Ce mois-ci, 50 livres ont rejoint mes étagères... mais... sur ces 50 livres, seuls 2 ont été achetés au prix fort, 3 ont été gagnés via des concours, et les autres ont été achetés en vente privée, chez NOZ, et d'occasion "comme neuf" (de 90 centimes jusqu'à 50% minimum du prix neuf du livre, je n'achète pas à moins de 50% du prix neuf sur le total de ma commande).

J'aime avoir ce choix dans ma bibliothèque. Savoir que je peux lire le genre qui me plaît selon mon envie du moment, rester devant mes livres plus ou moins longtemps pour faire ma sélection.

Voici donc les nouveaux venus... N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir dans une plus grande résolution. Dans l'ensemble, pas mal de policier/thriller.

Ci-dessous, des achats PriceMinister, autrement dit, de l'occasion "comme neuf".
A droite, ils sont tous impeccables, ils semblent vraiment neufs !
A gauche, 2 d'entres eux sont plutôt en "très bon état" que comme neufs, mais au vu du prix payé, 90 centimes, et 4 €, cela reste satisfaisant. Par contre, trois livres ne figurent pas ici, car leur état était vraiment déplorable par rapport à l'état annoncé. Ils ne rejoindront donc pas ma bibliothèque.



Ci-dessous, des livres gagnés via des concours.
"La Fille du train" me tentait énormément, je suis ravie de l'avoir gagné, j'ai hâte de découvrir cette lecture.



Voici mes 2 achats neuf, "MAX" et "LA TRAPPE", du duo d'auteurs M.I.A.
J'avais adoré leur thriller politique "REMORAS", alors c'est sans hésiter que je me suis procuré ces ouvrages.
Dessous, des achats chez NOZ, aux éditions Charleston, 3 livres neufs pour 7.97 € au lieu de 64.90 €, autrement dit une sacrée affaire ! Ravie par ces achats, car les critiques sont plutôt très bonnes pour ces livres.



Et enfin, ci-contre, dans l'ordre :

- Des achats PriceMinister d'occasion "comme neuf", tous impeccables !

- Une vente privée Michel Lafon chez vente-privee.com. Une vente moins intéressante que la précédente chez Showroomprivé, mais j'ai tout de même fait de bonnes affaires.

- D'autres achats PriceMinister, toujours d'occasion "comme neuf".
J'ai eu un petit souci avec ce colis qui avait été mal emballé, puisque les rabats intérieurs sortaient du colis. A La Poste, le contenu est donc tombé. La couverture de l'un d'eux, en bas à gauche, est très abîmée (ses couches se séparent), mais je ne l'ai payé que 90 centimes.
La quatrième de couverture de "Le Faubourg" conservera un pli, c'est dommage, mais il reste en très bon état.

Le mois de mai devrait cette fois-ci être moins lourd en acquisitions, puisque je prévois déjà d'acheter plusieurs livres neufs grand format au prix fort, ce qui va bien entamer mon budget.
Ma bibliothèque va respirer un peu !

Mais je vais aussi avoir quelques Super Points à dépenser chez PriceMinister, alors des achats gratuits, ça ne se refuse pas... :)

Bonnes lectures à tous !

dimanche 1 mai 2016

"Serre-moi fort", de Claire Favan

Résumé :

« Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d'abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l'incertitude et l'absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l'Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l'enquête sur la découverte d'un effroyable charnier dans l'Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psycho logique d'une rare violence...


Titre : Serre-moi fort
Auteur : Claire Favan
Editeur : Robert Laffont, collection "La Bête Noire"
Pages : 354


Mon ressenti :

On découvre Nick, qui vient de perdre sa sœur, et que ses parents délaissent afin de mener leurs propres investigations. Ce personnage si seul et tellement courageux face à ce qu'il doit endurer ne peut qu'être attachant.
On est ainsi en immersion au sein de cette famille, jusqu'à cette fin de première partie... L'auteur parvient à créer la surprise, il devient alors impossible de lâcher le livre ! On en reste bouche bée quelques instants, il est juste impensable d'en rester là.

Arrive ensuite la découverte du personnage d'Adam, amené à enquêter sur la disparition de la sœur de Nick. C'est un homme blessé que l'on apprend à connaître.
La plume fluide et efficace de l'auteur réussit à nous faire grimacer lors de certaines scènes particulièrement violentes. La tension se montre souvent palpable au fur et à mesure que l'on tourne les pages, aucune pitié pour le lecteur, et on ne va pas s'en plaindre !

Ce véritable page turner nous tient ainsi en haleine jusqu'au final, en nous faisant passer par toutes sortes d'émotions.
J'ai passé un excellent moment avec cette lecture que j'ai dévorée.

Un livre marquant, bien construit, qui se révèle être un thriller puissant à l'intrigue menée avec brio. Un coup de cœur !