mercredi 23 novembre 2016

"Les vies de papier", de Rabih Alameddine

Résumé :

Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l'ombre des murs anciens de son appartement, elle s'apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l'une des oeuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov.
À la fois refuge et « plaisir aveugle », la littérature est l'air qu'elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu'elle ne cesse d'écouter. C'est eentourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu'Aaliya se sent vivante.
Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l'odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l'imprévisibilité de Beyrouth.

Roman éblouissant à l'érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, Les Vies de papier est une véritable déclaration d'amour à la littérature. 

Titre : Les vies de papier
Auteur : Rabih Alameddine
Editeur : Les Escales
Pages : 329


Merci aux éditions Les Escales, puisque j'ai eu la chance de découvrir ce roman grâce au Club de lecture des Escales.


Mon ressenti :

Le Liban et la littérature, voilà des choses qui me parlent et suscitent mon enthousiasme.
Ces éléments ont ainsi suffi à éveiller ma curiosité, j'avais hâte de me plonger dans cette lecture et découvrir ce qu'elle recèle.

En fin de compte, je n'ai pas vraiment réussi à entrer pleinement dans cette histoire que j'ai trouvée quelque peu décousue.
Les digressions sont en effet nombreuses, trop à mon sens, et c'est, je pense, ce qui m'a empêché d'être totalement captivée.
Parfois, les pages défilaient vite, mais à d'autres moments, j'avoue avoir eu un certain mal à avancer.

Par ailleurs, les références littéraires sont très présentes. Là aussi, peut-être un peu trop. Certaines d'entre elles sont bienvenues, voire passionnantes, il faut l'admettre, tandis que d'autres ont cassé mon rythme de lecture.
J'ai dû m'accrocher à plusieurs reprises, mais je conçois parfaitement que le style de l'auteur, déroutant à mes yeux, peut convenir à d'autres lecteurs.

Toutefois, le portrait de cette femme que dresse l'auteur n'est pas sans intérêt, loin de là. Son passé, son vécu, son présent, sa famille, ses voisines, son regard sur la vieillesse, ou encore cette ville de Beyrouth sont autant de choses que l'on prend plaisir à découvrir. Aaliya, qui voue sa vie à la littérature est un personnage attachant et touchant.
Une belle histoire, même si je n'ai pas vraiment adhéré à la forme.

1 commentaire:

  1. Je vois que nous avons le même avis... Dommage car le thème était intéressant...

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