jeudi 20 juillet 2017

"La Sonate à Bridgetower", de Emmanuel Dongala

Résumé :

N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.


Titre : La Sonate à Bridgetower
Auteur : Emmanuel Dongala
Editeur : Actes Sud
Pages : 336


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Un livre comme je les aime, à savoir à la fois divertissant et instructif. L'auteur se montre précis, et on sent tout au long de la lecture qu'il s'est parfaitement documenté.
C'est un récit riche, qui reste cependant facile et très agréable à lire, où l'on part à la rencontre de grands noms de ce XVIIIè siècle, via la découverte du destin étonnant de ce violoniste prodige. Une vie artistique particulièrement bien retranscrite.
C'est une véritable aventure passionnante qui, en plus de sortir de l'oubli ce musicien qu'était George Bridgetower, retrace également certains mouvements de ce siècle des lumières (je pense à la remise en cause de l'esclavage entre autres, pour ne citer qu'un exemple) et nous fait voyager à travers l'Europe.

Un roman historique dense, érudit et enrichissant, à découvrir !

vendredi 14 juillet 2017

"L'Arménien", de Carl Pineau

Résumé :

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ?
Et qui était vraiment l’Arménien ?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ?
Rien de tout cela, bien plus encore ?

De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.


Titre : L'Arménien
Auteur : Carl Pineau
Editeur : Librinova (autoédition)
Pages : 330


Merci à l'auteur, Carl Pineau, pour la découverte de son roman.


Mon ressenti :

Dans ce thriller choral, de nombreux flashbacks ponctuent l'histoire, à l'image des pièces d'un puzzle se reconstituant progressivement.
Un choix narratif plutôt habile qui lève peu à peu le voile sur les mystères du meurtre de cet "Arménien". Ce sont en effet ses proches qui retracent son itinéraire, nous faisant découvrir la vie de ce personnage intrigant jusqu'à la vérité inattendue quant à sa mort.
Des protagonistes bien campés, aux profils variés, que l'on peut mépriser ou au contraire trouver attachants. Un langage parfois cru, un peu déroutant au premier abord, mais auquel on s'habitue et qui s'avère justifié une fois que l'on a cerné les personnages et leur psychologie.
Si j'ai trouvé le début un peu lent à se mettre en place, le suspense prend finalement de l'ampleur, et plus les indices et révélations s'accumulent, plus on souhaite découvrir le dénouement de cette histoire.

Carl Pineau nous propose une intrigue bien ficelée, dotée d'une narration efficace. Un bon moment de lecture, le tout dans une ambiance années 80.

vendredi 30 juin 2017

J'ai fait les soldes !

Lorsque les soldes arrivent, il y a un site en particulier sur lequel je me précipite, c'est celui de la Fnac...

Des livres soldés à 20%, 50% et 80% ! Ce sont des livres neufs hein, pas de l'occasion.

A chaque fois, je pioche dans la sélection à -80%, et mercredi dernier, j'ai donc craqué sur 16 livres. Enfin... 17 en fait, mais l'un d'eux m'est passé sous le nez.
Eh oui, il faut être rapide avec la Fnac, car la plupart des livres soldés ne sont disponibles qu'en un seul exemplaire. Une fois le livre acheté, il repasse donc à son tarif d'origine ou bien n'est plus vendu s'il s'agissait du seul exemplaire.

Résultat des courses : 59.92 € de livres eu lieu de 299.30 €. Bon, on arrondit, disons 60 € pour 16 livres grand format au lieu de 300 €, soit 3.75 € le livre au lieu de 18.75 € en moyenne.

N'hésitez pas à y faire un tour vous aussi, il reste certainement plein de lectures à petit prix qui peuvent vous intéresser.

J'ai reçu mes livres aujourd'hui, voici mes trouvailles. Pas mal de polars, quelques thrillers, mais aussi un peu de SF, de la fantasy, et de quoi me plonger dans le Moyen Âge.






lundi 26 juin 2017

"A ski autour du monde", de Jean Annequin et Michel Zalio

Résumé :

Imaginez : vous descendez au crépuscule vers un village des montagnes albanaises ; dans un hameau blotti sous la neige, vous êtes accueilli par une famille chaleureuse de paysans iraniens ; vous accostez après une semaine de traversée en voilier sur un glacier de la péninsule antarctique ; vous traversez le Liban skis aux pieds ou vous montez vers un volcan au Chili ; vous goûtez la neige incomparable du Japon…
Depuis vingt ans, Jean Annequin et Michel Zalio conduisent des clients en raid à skis dans les massifs montagneux du monde entier. Ils ont voulu faire partager leurs surprises : les itinéraires mais surtout les rencontres, ces pays découverts « à revers », en débarquant skis aux pieds comme des extra-terrestres dans ce qu’ils ont de plus intime : leurs montagnes.

Jean Annequin et Michel Zalio, guides de haute montagne, ont rassemblé leurs souvenirs et leurs photographies, et choisi leurs vingt raids à skis les plus mémorables, de la Turquie au Groenland, du Maroc au Népal en passant par le Caucase, au Japon ou au Kamtchatka, du Canada au Chili et à travers la Géorgie du Sud sur les traces de Shackleton…


Titre : A ski autour du monde
Auteur : Jean Annequin et Michel Zalio
Editeur : Editions Paulsen
Pages : 352


Merci à Lecteurs.com pour cette découverte.


Mon ressenti :

J'ai immédiatement trouvé l'idée de ce livre géniale.
"A ski autour du monde", une manière originale d'aborder la découverte d'un pays, de voir des paysages moins "touristiques", davantage sauvages et naturels.
Plusieurs destinations nordiques avaient suscité ma curiosité. L'Islande notamment, pays cher à mon cœur, mais aussi le Groënland, Spitzberg, ou encore la Norvège. J'étais également curieuse de jeter un œil sur les autres destinations, m'attendant à découvrir des paysages grandioses.

Je suis passionnée par la photo, et une chose est sûre, c'est que l'on est servi avec ce livre. Les images sont superbes, occupant parfois des doubles-pages, une vraie invitation au voyage, que l'on soit skieur ou non. Des paysages époustouflants ponctuent presque chaque page. Je pense au Liban notamment, dont je ne connaissais pas les paysages enneigés. Un pays déjà magnifique, mais sous la neige, il prend une autre dimension, c'est presque magique ! Les autres ne sont pas en reste, loin de là.

Des informations pratiques sont données pour chaque destination, ainsi que les renseignements nécessaires pour effectuer ces trajets à ski.

N'oublions pas le texte qui accompagne chaque voyage, témoignage instructif de ces skieurs voyageurs. On découvre ainsi leurs rencontres, quelques aspects culturels et parfois historiques de ces pays, leur ambiance, leurs paysages, mais aussi bien sûr les sensations que procurent ces descentes à ski.

Ce beau livre est un vrai régal pour les yeux. Il permet de contempler ces 24 destinations sous un angle différent de ce que l'on peut voir dans des guides touristiques plus classiques, tout en restant suffisamment instructif pour les skieurs.


Un exemple de photo que l'on trouve au fil des pages.

samedi 24 juin 2017

"Eat & Run", de Scott Jurek

Résumé :

Depuis près de vingt ans, Scott Jurek domine de toute sa classe le monde exigeant et en pleine expansion de l'ultramarathon. Détenteur depuis 2010 du record des Etats-Unis sur vingt-quatre heures, il est aussi l'un des personnages principaux du best-seller Born to Run. Dans Eat et Run, il dévoile sa vie privée et retrace sa carrière exceptionnelle de champion végétalien pour en faire une source d'inspiration à l'attention de tous les autres coureurs. De son enfance passée à chasser et à pêcher dans un Midwest où la viande est à l'honneur à chaque repas, à son immersion progressive dans l'ultramarathon et le végétalisme, Scott témoigne du pouvoir infini de la volonté et fait voler en éclats les idées reçues en matière de diététique sportive. Avec ses récits de courses épiques, ses conseils pratiques et ses recettes personnelles, il offre à tous une source de motivation et nous ouvre, en passant, de nouveaux horizons culinaires.


Titre : Eat & Run
Auteur : Scott Jurek
Editeur : Editions Paulsen
Pages : 320


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Je n'aime pas courir, mais alors pas du tout. Pourtant, ce livre avait attiré mon attention car il mettait l'accent sur l'alimentation végétalienne, celle-ci étant a priori l'une des clés de la réussite de Scott Jurek. Je ne consomme plus de viande depuis quelques années, et les motivations de ce champion m'intriguaient.

Découvrir son parcours s'est avéré très instructif. Je craignais que cela soit trop technique, mais il n'en est rien. C'est une lecture accessible à tous.
Je me suis rendu compte qu'en fait, je ne savais probablement tout simplement pas courir, du moins, pas comme il le faudrait. Et quand on ne sait pas faire quelque chose, difficile de l'apprécier.
Scott Jurek est impressionnant, il a su écouter son corps, maîtriser ses besoins, connaître ses limites pour courir le mieux possible. Suite à cette lecture, je vois la course d'un autre œil. Plus qu'un sport, c'est une vraie philosophie de vie.

De son enfance jusqu'à l'expérience de ses différentes courses, on décèle ainsi une force incroyable chez cet athlète, et pas seulement physique. Le mental est primordial.
Les changements opérés sur son alimentation se montrent sacrément bénéfiques, et l'auteur partage d'ailleurs certaines de ses recettes végétaliennes au fil des pages. J'ai vraiment apprécié ces découvertes, et je dois absolument tester ce chili si appétissant.
Ce champion admirable nous prouve que la nutrition est plus qu'importante, que l'on soit coureur ou non. Elle nous définit, elle fait ce que l'on est et ce dont on est capable. Les bienfaits du végétalisme semblent alors évidents, et Scott Jurek ne s'impose absolument pas en donneur de leçons. Non, il évoque simplement son expérience, ses résultats et ses succès grâce à son alimentation. Cela suffit à convaincre, même si ce n'est pas le but.

Des techniques et conseils d'entraînement sont également distillés ça et là, toujours intéressants.

Quelques photos en couleurs sont présentes. Peu nombreuses, elles ont été soigneusement sélectionnées et permettent ainsi de visualiser certains moments de vie relatées par Scott Jurek tout au long de ce témoignage.

Un livre à mettre entre toutes les mains, un parcours passionnant et instructif qui met l'accent sur l'importance de notre alimentation. Courir est véritablement un style de vie à part entière. Un athlète inspirant.

jeudi 15 juin 2017

"Miroir obscur", de Ivan Zinberg

Résumé :

Au cœur des beaux quartiers de Los Angeles, le corps d'un gynécologue est retrouvé criblé de balles, le chiffre 1 gravé sur le front. Premier meurtre d’une longue série. Quand le tueur s’en prend aussi à des célébrités, les médias se déchaînent.
Le paparazzi Michael Singer se voit impliqué dans l’affaire – suspecté, même. Sa carte de visite, telle une signature, est découverte près des victimes.
Quel but poursuit le tueur ? Et pourquoi cherche-t-il à le mettre en cause ? 
Bien décidé à faire justice lui-même, le journaliste, épaulé par une ancienne policière, se lance aux trousses de l’assassin.


Titre : Miroir obscur
Auteur : Ivan Zinberg
Editeur : Editions Critic
Pages : 376


Merci à Babelio ainsi qu'aux éditionc Critic pour cette lecture, dans le cadre de la Masse Critique Babelio.


Mon ressenti :

Quelle lecture étonnante !

L'intrigue tient parfaitement la route et nous réserve de sacrées surprises.
L'auteur, via un style fluide, parvient sans problème à captiver l'attention du lecteur. Rebondissements, suspense, et retournements de situation sont en effet au rendez-vous, et pas des moindres.
Ces éléments allant crescendo, cette histoire devient rapidement un véritable page turner. On veut absolument résoudre cette énigme qui nous mène à un dénouement totalement inattendu.

Les personnages et leur psychologie sont soignés et réalistes. L'univers de la presse people est quant à lui plus que crédible, on décèle une certaine critique à son égard.

Surprenant et bien rythmé, voici un thriller brillant susceptible d'occasionner quelques bouches bées chez le lecteur.

mardi 6 juin 2017

"La ferme des Miller", de Anna Quindlen

Résumé :

Histoire d'amour, drames, secrets inavouables : à travers le destin d'une famille de Pennsylvanie, Anna Quindlen donne à lire tout un pan de l'histoire américaine de la seconde moitié du XXe siècle.
Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable. Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...

La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth... et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage. Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ? Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu'elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d'enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix. 


Titre : La ferme des Miller
Auteur : Anna Quindlen
Editeur : Editions Belfond
Pages : 320


Merci aux éditions Belfond pour cette nouvelle découverte au sein de la collection "Le Cercle", dans le cadre du Cercle des lecteurs Belfond.


Mon ressenti :

L'histoire de toute une famille, évoquée par l'un de ses membres, au cœur de laquelle se trouve Miller's Valley, menacée d'être inondée au nom du progrès.
Dans ce lieu où tout le monde, ou presque, se connaît, chacun évolue et suit son propre chemin, que celui-ci soit heureux ou non. Mimi, la narratrice, relate ainsi son enfance depuis ce milieu rural des années 60, le souvenir de ses parents, ses frères, leurs souffrances, leurs moments de bonheur, leurs secrets ou encore leurs erreurs.

Une fresque familiale riche en destins variés, où il est également question de maladie, de la mort, ou encore des conséquences de la guerre sur les hommes. Anna Quindlen évoque ces thèmes de manière réaliste à travers des protagonistes finement dessinés, avec leurs qualités et défauts, et parfois leurs faiblesses, leurs douleurs.

L'épilogue signe parfaitement la fin de ce roman, et l'on referme le livre avec un sentiment de nostalgie, comme si l'on avait vécu cette histoire et que ces souvenirs étaient en quelque sorte un peu les nôtres.

Une saga familiale magnifiquement racontée, qui peut résonner en chacun d'entre nous, dévoilant non seulement le portrait d'une famille, mais aussi et surtout le destin d'une femme et les réflexions sur sa vie.

lundi 22 mai 2017

"Jusqu'ici, tout va bien !", de Kathy Dorl

Résumé :

Sur le campus universitaire de Paris-Saclay, Noah Morin, un homme sans histoires, tire à bout portant sur Emma Loris, jeune étudiante en œnologie.
Pourquoi affirme-t-il la connaître intimement, alors que sa victime, une fois sortie du coma, prétend ne l’avoir jamais rencontré ?

Un officier de police judiciaire raide dingue de foot, une psychologue sous l’emprise d’un parfum, une juge d’instruction en pleine ménopause et un avocat timide auront fort à faire avec les proches d’Emma, surtout Narcisse, l’excentrique et délirante mère de la victime, complètement borderline.
Une folie contagieuse s’empare de tous ceux qui tournent autour de cette enquête.
Suffit-il d’un grain de sable dans l’engrenage pour que tout parte en vrille ?
Sommes-nous tous susceptibles d’une sortie de route qui peut nous faire basculer dans la folie ?
Et surtout, de Noah et Emma, qui détient la vérité ?


Titre : Jusqu'ici, tout va bien !
Auteur : Kathy Dorl
Editeur : Editions Hélène Jacob
Pages : 228


Mon ressenti :

Kathy Dorl mêle habilement une enquête policière classique à des protagonistes aux répliques drôles et acerbes.
Du coup, ce mélange nous donne un polar feel-good qui se lit avec le sourire.
Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que l'humour domine souvent certaines situations que le côté polar n'est pas à prendre au sérieux. Non, loin de là ! L'intrigue est plutôt bien ficelée, l'enquête évolue tout au long de l'histoire, et nous offre même un final inattendu très appréciable.
Le tout se lit très facilement, c'est fluide et sans fioriture, on se régale avec ces dialogues qui me manquent pas de peps.

Des personnages variés et loufoques, de l'humour, une intrigue crédible et des rebondissements font de cette lecture un très agréable moment.

lundi 15 mai 2017

"Leopard Hall", de Katherine Scholes

 Résumé :

Anna Emerson, secrétaire de vingt-cinq ans, s'apprête à quitter Melbourne pour retourner sur sa terre natale du Congo : Karl, son père qu'elle n'a pas revu depuis dix-huit ans, est malade. Sur le lit de mort du vieil homme, Anna fait un serment : veiller sur Leopard Hall, sa villa remplie d'oeuvres d'art pillées aux Africains. Mais tout est remis en question lorsqu'elle découvre que Karl n'est pas son père biologique.
Pourquoi sa mère ne lui a-t-elle rien dit ? En quête d'indices sur son passé, Anna se lance sur les pistes aux côtés d'Eliza, mystérieuse photographe américaine. Mais dans ce pays fraîchement indépendant, livré aux rebelles simbas, les tensions sont vives, parfois sanglantes, et les deux femmes voient leurs chemins se séparer brutalement...

D'un palace colonial abandonné sur les bords du lac Tanganyika à un hôpital de mission dans la jungle, Anna finira-t-elle par trouver les réponses qu'elle cherche ? Et si c'était à Leopard Hall, ce lieu auquel elle tente d'échapper, que le destin lui avait donné rendez-vous ?


Titre : Leopard Hall
Auteur : Katherine Scholes
Editeur : Belfond
Pages : 640


Merci aux éditions Belfond pour cette lecture, dans le cadre du Cercle des lecteurs Belfond.


Mon ressenti :

Il m'arrive de dévorer certains livres, que ce soit en seulement quelques heures, ou bien plusieurs jours. A l'inverse, il y a des lectures qui ne me conviennent pas, où je peine à avancer.
Et enfin il y a ces livres, plus rares, où je veux prendre mon temps, savourer ces moments, m'imprégner tranquillement de l'histoire.
Leopard Hall fait partie de ces livres. J'aurais facilement pu lire en quelques jours ses plus de 600 pages, mais j'ai préféré m'attarder, le mettre de côté, repenser à ce que j'avais lu pour mieux y revenir. Je lis rarement de cette manière, j'ai plutôt l'habitude "d'avaler" les pages lorsqu'un livre me plaît. Pourtant, j'ai adoré découvrir ainsi ce Congo des années 60, ses protagonistes, leurs histoires, leurs secrets et leurs aventures.

Ce roman dévoile des personnages qui osent quitter un quotidien plutôt tranquille et rassurant, pour se mettre à la recherche de réponses à leurs questions, en quête de leurs racines dans un pays au climat politique instable et violent.
Tour à tour, le lecteur suit ainsi le quotidien d'Anna, quittant son Australie confortable afin de rencontrer son père malade, puis la vie de cet homme, Dan, prêt à s'engager comme mercenaire.
On voyage presque à leurs côtés, vivant avec eux leurs aventures et leurs rencontres, plus ou moins heureuses, oscillant entre espoir et désillusion.

Au fil des pages, le passé resurgit, les secrets se révèlent et amènent d'autres événements, d'autres interrogations, nous donnant l'envie de poursuivre la lecture afin de découvrir le destin des protagonistes.

Le dépaysement est au rendez-vous lors de cette lecture, on imagine sans peine cette époque pas si lointaine et ces paysages africains.

Ce roman, même s'il est fictif, s'inspire de faits réels. Il constitue une fenêtre ouverte sur un pan de l'Histoire congolaise que l'on ne connaît pas forcément. L'auteur suscite l'intérêt du lecteur, sans pour autant l'assommer de détails historiques, loin de là. En ce qui me concerne, je souhaite en savoir un peu plus sur ce pays. J'apprécie particulièrement lorsqu'un livre parvient à générer ce genre d'envie. Par ailleurs, je vais devoir me procurer d'autres ouvrages de Katherine Scholes, je suis bien tentée de découvrir d'autres aspects de l'Afrique à travers ses mots.

En résumé, des personnages attachants et un cadre dépaysant nous embarquent dans une quête passionnante, émouvante et instructive, au sein d'un Congo meurtri par les conflits.

mardi 2 mai 2017

"Le Cercle", de Bernard Minier

Résumé :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux... Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d'étudiants réunissant l'élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d'anciennes et terribles blessures et faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.


Titre : Le Cercle
Auteur : Bernard Minier
Editeur : Pocket
Pages : 800


Mon ressenti :

Un polar mené d'une main de maître.
Une histoire dense, riche, qui ne souffre d'aucune longueur. C'est un petit pavé mais la lecture est tellement limpide, aidée par des chapitres courts et une écriture sans fioriture, que les pages s'enchaînent rapidement.
Des rebondissements surprenants, parfois effrayants, des fausses pistes et du suspense rythment à merveille cette enquête.
C'est un vrai plaisir de retrouver les protagonistes de "Glacé", dont je recommande vivement la lecture au préalable pour ne pas être trop perdu.
Un petit détail, j'ai adoré les quelques remarques cyniques à l'égard du monde du football, discrètes mais bien ressenties.

Cette histoire est un vrai régal, captivante du début à la fin, avec des personnages bien campés et une intrigue sacrément solide. A lire de toute urgence pour les amateurs du genre, mais pas que !

mardi 25 avril 2017

"Piégée", de Lilja Sigurðardóttir

Résumé :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. 
Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. 
Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement.
Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.


Titre : Piégée
Auteur : Lilja Sigurðardóttir
Editeur : Métailié noir
Pages : 336


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture !


Mon ressenti :

Un livre qui se lit vite, très vite !
Aucune longueur, les chapitres courts s'enchaînent, alternant entre les différents protagonistes, bien dépeints et crédibles face aux événements.
La lecture oscille entre complot, fraude bancaire et trafic de drogues, tout en mettant en avant la psychologie des personnages, notamment leurs relations ou encore leur désespoir.
Malgré ses actes, on ressent ainsi de la sympathie pour cette femme piégée par les narcotrafiquants. Ses voyages sont à chaque fois l'occasion d'une tension de plus en plus palpable. Va-t-elle échapper à ce piège diabolique ? Le filet va-t-il se refermer sur elle ? Ces interrogations nous accompagnent tout au long de l'histoire, sans jamais nous lâcher.
Le rythme s'accélère petit à petit, au fil des événements et des révélations. Le final nous laisse l'envie de découvrir la suite de cette trilogie qui s'annonce d'ores et déjà passionnante.

Une intrigue fluide et captivante avec une trame psychologique particulièrement intéressante. La manipulation s'offre une place de choix et le suspense monte crescendo. Un thriller réussi.

jeudi 20 avril 2017

"MÖRK", de Ragnar Jónasson

Résumé :

À Siglufjördur, à l’approche de l’hiver, le soleil disparaît derrière les montagnes pour ne réapparaître que deux mois plus tard. Ce village perdu du nord de l’Islande plonge alors dans une obscurité totale…
Le jeune policier Ari Thór veille sur la petite communauté sans histoires. Mais son collègue, l’inspecteur Herjólfur, est assassiné alors qu’il enquêtait aux abords d’une vieille maison abandonnée. L’illusion d’innocence tombe. Tous les habitants n’avaient-ils pas, au fond, une bonne raison de semer le chaos ? Elín, qui fuit un passé violent. Gunnar, maire du village, qui cache d’étranges secrets… Pour reconstituer le puzzle, il faudra aussi écouter cette voix qui murmure, enfermée derrière les cloisons d’un hôpital psychiatrique, et qui tient peut-être la clé de l’énigme.

Titre : MÖRK
Auteur : Ragnar Jónasson
Editeur : Editions de la Martinière
Pages : 336


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Cette seconde enquête du policier Ari Thór nous plonge une nouvelle fois en Islande. Une ambiance nordique un peu moins affirmée que dans le premier tome, mais toutefois bien présente.
L'auteur met l'accent sur la psychologie de ses personnages qui, une fois de plus, détiennent certains secrets que l'on ne soupçonne pas.
Une voix murmurée nous interpelle régulièrement sous la forme d'extraits d'un carnet de notes. Elle constitue un rebondissement de taille lorsque son identité est révélée. Une construction efficace, puisque tout au long de la lecture, on s'interroge, on se demande qui se cache derrière ces lignes, sans se douter de la vérité. Lorsqu'elle éclate enfin, difficile de ne pas poursuivre jusqu'aux dernières pages afin de connaître le dénouement.
Une histoire habilement menée, de sorte que le lecteur captivé ne puisse ainsi rien deviner de son issue.

Une atmosphère pesante, des personnages convaincants et une intrigue solide font de ce polar islandais une réussite.


A noter : Il n'est pas indispensable d'avoir lu SNJÓR pour se plonger dans MÖRK.

lundi 17 avril 2017

"SNJÓR", de Ragnar Jónasson

Résumé :

Snjór. La neige, en islandais. Celle qui tombe sans discontinuer sur la ville la plus au nord de l'Islande, Siglufjördur. Un village de pêcheurs auquel on ne peut accéder que par un tunnel étroit, creusé à même la montagne. Ari Thór, qui vient de terminer l'école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Sa fiancée refuse de le suivre dans ce trou paumé. Siglufjördur, la ville où il ne se passe rien, où personne ne ferme jamais sa porte à clef. Mais voilà : une jeune femme est retrouvée morte, à moitié nue dans la neige ; un vieil écrivain renommé fait une chute mortelle dans le théâtre local... Ari Thor se retrouve plongé au coeur d'une petite communauté où chacun tient l'autre par ses mensonges et ses secrets. Une avalanche et des tempêtes de neiges incessantes ferment temporairement l'accès du tunnel. La nuit polaire ne réserve plus une seule minute de jour... Un effroyable sentiment de claustrophobie submerge peu à peu Ari, que viennent également tourmenter des résurgences de son passé. L'étau se resserre autour du policier, aveuglé par la neige et les faux-semblants, sombrant dans sa propre noirceur. Angoissant, entêtant, Snjór est le premier roman de la série Dark Iceland.

Titre : SNJÓR
Auteur : Ragnar Jónasson
Editeur : Editions de la Martinière
Pages : 352



Mon ressenti :

Se plonger dans SNJÓR, c'est en quelque sorte se rendre en Islande, côtoyer les habitants de Siglufjördur, sentir cette neige nous envelopper et ce froid nous happer. Côté ambiance, l'auteur assure.
L'intrigue n'est pas en reste, elle tient parfaitement la route et se met en place doucement nous laissant ainsi découvrir peu à peu les différents protagonistes.
Ce rythme est plutôt bienvenu, il permet de mettre en avant l'atmosphère particulière de ce lieu isolé, presque angoissante, un point fort de ce roman. C'est en évoluant dans ce cadre hostile que le jeune Ari Thór va devoir faire ses preuves, levant peu à peu le voile sur certains secrets de cette bourgade, non sans mal.

Une enquête bien ficelée dans une Islande réaliste à l'ambiance oppressante plus que palpable.

jeudi 13 avril 2017

"Les ombres innocentes", de Guillaume Audru

Résumé :

Massif central, été 2013. Un vieillard est retrouvé hagard sur une route de Corrèze. Il a été frappé mais refuse de dénoncer ses agresseurs. Dans une ferme du plateau de l'Aubrac, une femme âgée, pendue à un croc de boucher de sa propre ferme, est découverte par son fils. Dans une clinique psychiatrique proche de Clermont-Ferrand, une femme oubliée de tous hurle sa haine. Trois affaires sans lien apparent. Trois personnes dont la vie va basculer. Matthieu Géniès, journaliste dans un canard de Corrèze. Serge Limantour, gendarme revenu de tout. Jeanne Roussillon, aide-soignante qui, jour après jour, tente de comprendre le mal qui ronge sa patiente.

Titre : Les ombres innocentes
Auteur : Guillaume Audru
Editeur : Editions du Caïman
Pages : 280



Mon ressenti :

Ces trois affaires nous plongent dans une ambiance parfois glauque qui colle parfaitement à ces événements. Au premier abord, on ne soupçonne pas leurs liens. Les pièces d'un puzzle sombre s'imbriquent au fil des pages qui nous dévoilent également des personnages variés et crédibles.
On ne perd jamais le fil de l'histoire, le roman étant structuré idéalement. Les chapitres sont plutôt courts et alternent entre les différents protagonistes, ce qui maintient le suspense tout au long du roman.
L'auteur s'inspire adroitement de faits réels, il en résulte une intrigue bien ficelée, qui tient en haleine le lecteur jusqu'au dénouement.
C'est au final une lecture prenante qui peut aisément se lire d'une traite.

Entre polar rural et thriller psychologique, cette histoire efficace n'offre aucun temps mort. Construite avec soin et captivante jusqu'aux dernières pages.



Soutien aux Editions du Caïman

Les Editions du Caïman sont en difficulté, j'en profite donc pour vous inviter à jeter un œil sur cette campagne de soutien Ulule, ça se passe par ici, tout y est expliqué clairement : https://fr.ulule.com/editions-caiman/

Ces derniers temps, plusieurs maisons d'édition ont rencontré des difficultés. Certaines parviennent à s'en sortir plus ou moins bien. D'autres ferment leurs portes, je pense notamment aux éditions du Riez, comme quoi proposer des titres de qualité ne suffit pas toujours, ce n'est pas aussi simple malheureusement.

Toute contribution est utile, ne serait-ce qu'un simple partage de la campagne sur vos réseaux sociaux.

lundi 10 avril 2017

"La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay", de Tom Michell

Résumé :

1975 : Tom Michell, la vingtaine fraîchement entamée, avait tout bien prévu : un billet d’avion, une place d’enseignant dans une école huppée d’Argentine et un mois de vacances pour parcourir l’Amérique latine. À moto, cheveux au vent, l’esprit libre ‒ à la Che Guevara, quoi !

Pourtant, un soir, lors d’une ultime balade sur une plage d’Uruguay, il assiste à une scène inattendue : piégé dans une nappe de pétrole, un manchot lutte pour sa survie.

Sans hésiter, Tom le secourt, le nettoie, puis le ramène à la mer.

Mais l’animal ne veut plus le quitter.

Le jeune enseignant décide alors d’embarquer avec lui le palmipède, désormais baptisé Juan Salvador.

Au fil des mois, l’espiègle oiseau va transformer, chambouler et illuminer de ses facéties la vie de tous ceux qu’il croise sur sa route… Et avant tout celle de son sauveur.



Titre : La vie selon Juan Salvador, palmipède d'Uruguay
Auteur : Tom Michell
Editeur : Fleuve Editions
Pages : 272



Mon ressenti :

Ce roman, ou plutôt devrais-je dire témoignage, met en lumière l'importance que peut avoir un animal dans notre vie, et ce, à plusieurs niveaux. Au contact de ce manchot, la parole se libère, certaines personnes se révèlent, ce petit être chamboule des vies. Un impact au premier abord insoupçonnable !

Une très belle rencontre, mais dans des circonstances que l'on déplore évidemment.
De nos jours encore, le mépris de l'être humain envers la planète qu'il partage pourtant avec d'autres espèces est lourd de conséquences. L'auteur n'oublie pas de le rappeler, sans pour autant plomber l'histoire qui met principalement l'accent sur le lien qui unit cet homme et ce manchot.

Une histoire d'amitié improbable et touchante qui donne régulièrement le sourire face aux situations mettant en scène ce petit palmipède attachant.

dimanche 2 avril 2017

"After Anna", de Alex Lake

Résumé :

Une petite fille de cinq ans disparaît à la sortie de son école. La police n’a aucun indice. Pas la moindre piste sérieuse. La presse s’empare du fait divers et ne recule devant rien. Ses parents, Julia et Brian, vivent l’épreuve la plus effroyable qui soit. Pourtant, une semaine après l’enlèvement, Anna leur est rendue, indemne. Sans aucun souvenir de la semaine qui vient de s’écouler. Mais pour Julia, le pire reste à venir.



Titre : After Anna
Auteur : Alex Lake
Editeur : Pygmalion
Pages : 394




Mon ressenti :

Dès le début, on sait qu'après avoir été kidnappée, la petite Anna sera finalement rendue à ses parents.
Malgré cette information de taille dévoilée avant même d'ouvrir le livre, le plaisir de lecture n'est en rien gâché. Bien au contraire en fait, on veut savoir comment ce retour va se passer, mais également le cheminement pour l'atteindre, et surtout... pourquoi ? Ces points d'interrogation nous tiennent en haleine, on cherche à comprendre cette situation en même temps que les protagonistes.

On assiste ainsi à la descente aux enfers de cette famille, à la naissance de leurs angoisses, leur désespoir face à la disparition de la fillette.
Sentiment de culpabilité, remords, haine... Rien ne leur est épargné et l'auteur retranscrit parfaitement leur détresse, leurs émotions. Leur vie devient un véritable cauchemar.
L'enquête s'amorce doucement, et le retour d'Anna ne fait qu'apporter des questionnements et des inquiétudes supplémentaires.

Même si j'ai eu assez vite des soupçons qui se sont avérés justes par la suite, l'intrigue demeure solide. Je n'étais en effet sûre de rien et continuais de douter jusqu'à ce que la vérité éclate.
La tension est alors à son comble dans cette dernière partie. Les événements sont loin d'être terminés, impossible de lâcher le livre avant d'en avoir tourné les dernières pages.

Un thriller psychologique intelligemment construit, faisant la part belle aux émotions des personnages. Captivant de la première à la dernière page, avec une tension qui s'installe progressivement, un régal !

mercredi 29 mars 2017

"Moka", de Tatiana de Rosnay

Résumé :

Justine mène une petite vie tranquille entre son mari, ses deux enfants et son boulot de traductrice free-lance. Mais un mercredi après-midi, tout bascule. Un chauffard renverse son fils en plein Paris, et prend la fuite, à bord d’une berline couleur moka. Malcolm sombre dans le coma, l’enquête piétine…
Seule contre tous – ou presque, Justine veut découvrir la vérité. Jusqu’au bout. Et à n’importe quel prix.



Titre : Moka
Auteur : Tatiana de Rosnay
Editeur : Le Livre de Poche
Pages : 288



Mon ressenti :

L'histoire, axée sur un événement tragique, embarque rapidement le lecteur.
Le style précis et percutant de l'auteur y est pour beaucoup. La lecture est fluide, sans heurt.
L'enquête est présente mais plutôt secondaire, le roman se focalise surtout sur le ressenti et les émotions de cette femme, cette mère, dont la vie est chamboulée du jour au lendemain. Une épreuve douloureuse face à laquelle il est difficile de rester indifférent. Un aspect abordé de manière pertinente et réaliste tout au long de ce récit.

Un agréable moment de lecture, convaincant, parfois émouvant, et un sujet traité avec justesse.

Bookface

Vous connaissez les "bookface" ?
Peut-être avez-vous vu circuler dernièrement ceux de la librairie Mollat, particulièrement bluffants d'ailleurs !
Cela consiste à se mettre en scène avec la couverture d'un livre, généralement en substituant la couverture à une partie de son visage. Mais plus généralement, il s'agit d'intégrer une couverture à n'importe quel scène finalement, un paysage, un visage, etc...

Les éditions J'ai Lu organisent en ce moment un concours suivant ce principe.
J'adore ces photos créatives, alors j'ai voulu tenter ma chance. J'ai rassemblé tous mes livres J'ai Lu, et aucun ne pouvait me servir à réaliser un bookface avec mon visage. Je suis alors tombée sur mes vieux Stephen King, et plus précisément une édition de Cujo, j'ai tout de suite eu l'idée de faire participer mon petit bouledogue.

Visiblement, le résultat ci-dessous a plu, puisque mon bookface a été sélectionné !
Si cela vous tente, à vous de jouer !


samedi 25 mars 2017

Balade au salon Livre Paris

Aujourd'hui, je me suis rendue au salon Livre Paris.
Je n'en suis pas partie très tard, peu avant 14h, mais j'en ai bien profité, puisque j'ai fait l'essentiel de ce que je voulais faire, à savoir le tour du salon et ses différents stands, et rencontrer un auteur qui me tient à cœur.

Je ne me suis pas encombrée de mon appareil photo, alors voici quelques prises avec mon smartphone, pas exceptionnelles, mais qui donnent tout de même un aperçu du salon.


Je tenais à rencontrer Franck Bouysse, auteur que j'affectionne particulièrement, afin de lui faire dédicacer ses romans "Plateau" et "Grossir le ciel".
Deux coups de cœur que je vous recommande vivement.

Je suis très heureuse d'avoir pu échanger quelques mots avec cet auteur sur le stand du Livre de Poche.


Sur le stand des éditions de l'Aube, j'ai eu la surprise de tomber sur un extrait de
mon avis Babelio, au sujet du livre "La disparue de Mazunte", de Daniel Quirós.





Point de vue depuis l'air de pique-nique

Benoît Hamon venu s̶e̶ ̶m̶o̶n̶t̶r̶e̶r̶  visiter le salon.










Douglas Kennedy répond à une question.





Michel Bussi en dédicaces



Malgré la foule, c'est un salon qui reste très agréable. Je tiens d'ailleurs à remercier les éditions Payot pour les invitations, sans quoi je n'y serais probablement pas allée, l'entrée payante pouvant être un frein.

Pouvoir rencontrer ses auteurs favoris dans cette immense librairie est vraiment appréciable, même si visiblement, il fallait parfois s'armer de patience au vu des files d'attente !

Ce salon permet également de mettre en avant certaines maisons d'édition que l'on ne connaît pas forcément, et j'ai ainsi pris quelques notes afin de jeter un œil sur leur catalogue plus tranquillement par la suite.

jeudi 23 mars 2017

"Grossir le ciel", de Franck Bouysse

Résumé :

L’abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.
Longtemps après, Gus se dira qu’il n’aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?



Titre : Grossir le ciel
Auteur : Franck Bouysse
Editeur : La manufacture de livres
Pages : 199



Mon ressenti :

J'ai découvert Franck Bouysse en lisant Plateau l'année dernière. J'avais été secouée par cette lecture et il fallait que je découvre d'autres titres de cet auteur. C'est donc chose faite avec "Grossir le ciel", et ça ne s'arrêtera sûrement pas là.

Franck Bouysse a cette particularité de savoir mettre en scène des personnages ordinaires, plutôt banals, de manière à captiver immédiatement l'intérêt du lecteur.
Une plume toujours réaliste avec cette touche de poésie qui colle si bien aux situations et à cette nature brute. Cette dernière incarne presque un personnage à part entière tant sa présence est ancrée tout au long de cette histoire.
Nostalgie, solitude, souvenirs, secrets et vies bancales sont superbement racontés par l'auteur, le tout dans une ambiance sombre.

Poignant, sublime, empreint d'une grande noirceur... avec une lueur d'espoir. Bouleversant au point de finir la lecture en larmes. Un coup de coeur !