dimanche 24 septembre 2017

"L'expédition", de Monica Kristensen

Résumé :

Archipel du Svalbard. Un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord parvient à Knut Fjeld. Une expédition norvégienne est en difficulté, alors qu'elle cherche, sur les traces des grands explorateurs, à rejoindre le pôle Nord. Un projet mal ficelé, que les spécialistes critiquent pour l'itinéraire retenu, et pour le choix du mois de février, trop tôt en saison. Mais le challenge est là, précisément : réussir ce qui ne s'est jamais fait. Lorsque courage et ambition riment avec folie. L'expédition est partie, mal préparée, mal financée. Deux attelages, huit chiens et quatre hommes. Ce sont les chiens qui tombent en premier. Knut Fjeld, le flic norvégien du Svalbard, se rend sur place. En plein désert arctique, sur la banquise qui dérive. Bientôt prisonnier d'un huis clos sur glace, angoissant, et périlleux.


Titre : L'expédition
Auteur : Monica Kristensen
Editeur : Gaïa Editions
Pages : 272



Mon ressenti :

Des explorateurs, un accident, une enquête, des interrogations...
Avec "L'expédition", Monica Kristensen nous propose un huis clos dépaysant et... glaçant !

La narration oscille habilement entre le présent et le passé proche, jusqu'à ce qu'ils se rejoignent, nous faisant ainsi découvrir peu à peu le déroulé de l'expédition, tout en nous expliquant comment elle s'est mise en place.

Si le début peut se montrer un peu lent, je n'en ai que plus apprécié la suite des événements. Au fur et à mesure que l'expédition progresse, cette aventure prend de l'ampleur, la tension monte crescendo, et l'ambiance devient oppressante. Plus l'on comprend ce qu'il se passe, plus l'on veut en savoir et connaître le dénouement de cette histoire. J'en suis arrivée à ne plus vouloir lâcher ce livre. Les soupçons naissent mais rien n'est certain tant que les révélations n'ont pas lieu.

L'ambiance glaciale de ces lieux est parfaitement restituée. Que ce soit le décor ou encore le climat, on visualise aisément cet environnement rude auquel doit faire face l'expédition. S'ajoutent à cela des rebondissements, des protagonistes bien campés et une intrigue qui tient la route, la sauce prend plutôt très bien.

Un polar efficace, doté d'une atmosphère pesante et d'une ambiance polaire bien ressentie. Une histoire difficile à lâcher une fois que l'on est emporté par les événements.



mardi 19 septembre 2017

La librairie Lello, à Porto

Aujourd'hui, j'ai visité la librairie Lello, à Porto.

Connue pour avoir inspiré J.K. Rowling en ce qui concerne les aventures de Harry Potter, elle attire de nombreux touristes.
L'entrée est ainsi payante, ce qui est compréhensible, 4 € par personne.
Si on achète un livre, ces 4 € sont déductibles. C'est une bonne chose, mais j'ai vite déchanté en voyant les tarifs des livres français.
Par exemple, un livre de poche vendu 17 € alors qu'il en vaut 9. Ou encore, un grand format vendu 23.90 € au lieu de 22. Alors d'accord, ce sont peut-être des imports, mais tout de même, la différence est souvent conséquente.

Cela dit, cette visite vaut tout de même le détour, notamment pour les amoureux des livres bien sûr, mais pas que.
La librairie est magnifique, c'est un régal pour les yeux.

Ce 19 septembre, à 10h40, nous avons fait la queue environ une vingtaine de minutes avant de pouvoir entrer dans les lieux. Le flot de touristes est encore abondant à cette époque. On a parfois du mal à circuler à l'intérieur. Les entrées sont d'ailleurs régulées, fort heureusement !

En plus des nombreux livres en portugais, des éditions françaises, espagnoles, allemandes, anglaises, etc. sont disponibles.

Une très belle visite.














Sélection de livres en français









vendredi 8 septembre 2017

"La mort nomade", de Ian Manook

Résumé :

Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !


Titre : La mort nomade
Auteur : Ian Manook
Editeur : Albin Michel
Pages : 432



Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Avec ce 3ème volet des aventures de Yeruldelgger, l'impression d'être réellement ailleurs lors de la lecture est toujours bien ancrée. Une ambiance particulière parfaitement restituée, que ce soit via le cadre de l'histoire, ses personnages ou encore les traditions ancestrales dont il est question.

Complots, manipulations, corruption, et violence sont omniprésents. Un cocktail servi efficacement par l'auteur grâce à une intrigue prenante, bien construite et des rebondissements qui nous tiennent en haleine.

Des personnages de nouveau attachants, hauts en couleur, et d'autres qui s'avèrent bien plus sauvages que le cadre qui nous est dépeint. Un environnement d'ailleurs presque palpable, tant on imagine si bien ces immenses steppes mongoles.

Ian Manook nous livre une fois de plus un polar mongol efficace, à la fois noir et poétique, favorisant l'évasion et la réflexion.

vendredi 1 septembre 2017

J'ai testé une box littéraire : la Kube

Vous connaissez probablement au moins de nom les box littéraires, qui contiennent un à plusieurs livres surprise, plus ou moins adaptés à vos envies de lecture.

J'ai ainsi testé l'une d'entre elles, la Kube, et je vais vous partager mon ressenti.

A la base, je trouvais le concept de ces box plutôt chouette. Recevoir chez soi un livre correspondant à des critères que l'on définit soi-même, accompagné en plus de quelques goodies (même si cela reste très secondaire à mes yeux), ça me semblait être une très bonne idée.

J'ai reçu les box de juin et juillet, ayant pour thèmes respectifs "Lecteurs, parés pour les vacances" et
"Voyage à Marrakech".


Définir ses critères

Mais avant tout, parlons un peu du processus de commande de la Kube.

Sur leur site internet, plusieurs champs sont à remplir afin que le libraire puisse sélectionner le livre qui correspondra le mieux à nos envies.

Il faut ainsi sélectionner le genre souhaité, notre envie (détente, réflexion), indiquer si l'on souhaite offrir cette box, indiquer notre dernière lecture appréciée et les livres déjà lus correspondant à notre envie de lecture.

Et bien sûr, le plus important, préciser ce que l'on aimerait lire. On peut ainsi indiquer avec autant de détails que l'on souhaite notre envie du moment, et ça, c'est plutôt appréciable.

Enfin, on choisit si l'on souhaite prendre connaissance du choix du libraire (que l'on peut choisir également) ou bien si l'on préfère avoir la surprise lors de la réception de la Kube.
Pour ma part, bien que j'aurais adoré l'effet de surprise, j'ai préféré prendre connaissance du choix du libraire afin d'éviter de recevoir un livre que je possédais déjà.
A noter qu'il est possible de référencer tous les livres que l'on possède, via la Bibliokube, avec le choix d'importer un fichier CSV depuis goodreads ou babelio. Mes livres étant référencés sur Booknode, il était trop contraignant pour moi de les ajouter un à un, d'où mon choix de prendre connaissance de la sélection du libraire.


La box de juin et le choix du livre

Voici mon envie de lecture pour la box de juin, "Lecteurs, parés pour les vacances". N'hésitez pas à cliquer sur l'image pour l'agrandir, si ce n'est pas assez lisible.


J'ai reçu le livre "Délivrez-nous du mal", de Romain Sardou.
Comme vous pouvez le voir via la quatrième de couverture ci-dessous, cela correspond précisément à l'envie de lecture que j'avais exprimer.
La libraire qui a sélectionné ce livre a parfaitement su me proposer un livre en accord avec mes critères.
Un très bon point !



J'ai également été conquise par les goodies, alors que c'est pour moi la partie la plus accessoire de la box.

Le thé, l'éventail et le tote bag sont parfaits. Je ne supporte pas la chaleur, alors en été je me sers régulièrement d'un éventail. Je garde donc celui-ci de côté, ce sont pour le coup des goodies dont j'aurais l'utilité.

Les tote bags, on n'en a jamais assez, je m'en sers pour tout ! Les courses, transporter mes livres ou bien d'autres choses...

Les sous-verres ne sont pas exceptionnels, mais ça reste sympa.

Un marque-page, c'est toujours utile !





La box de juillet et le choix du livre

Pour le mois de juillet, j'avais précisé les critères suivants :



J'ai reçu le livre "Rouge sang", de Melvin Burgess.

Une fois de plus, au vu de la quatrième de couverture, mon envie de lecture a été parfaitement saisie. Je suis ravie par ce nouveau choix.

La carte postale et le marque-page reflètent bien le thème de la box, "Voyage à Marrakech".

Les fruits secs, bienvenus, n'ont pas fait long feu. J'ai mis le thé de côté, ainsi que le kit bien-être "détente à Marrakech".

Des goodies plutôt sympas dans l'ensemble, bien dans l'esprit du thème, mais à mon sens moins "utiles" que ceux de la box de juin.




A quel prix ?

La Kube coûte 15 €, ce à quoi il faut ajouter 3.90 € de frais de livraison pour la France.
Le coût total de la Kube est donc de 18.90 €.

C'est un prix que j'estime plutôt élevé au vu du contenu des box. Les goodies, mêmes s'ils peuvent s'avérer bien choisis et utiles, sont secondaires à mon sens.
Le plus important reste évidemment le livre correspondant à notre envie de lecture. Il est vrai qu'un conseil en librairie ne coûte rien, les frais de ports sont également absents en librairie ou bien dérisoires sur certains sites internet (1 centime). La différence de prix au final est conséquente.
C'est le seul point négatif à mes yeux, et je pense que je serais capable de commander occasionnellement la Kube si son prix tout inclus était fixé à 15 € maximum.


En bref

La Kube est une box littéraire de qualité que je recommande sans hésiter. Si son prix ne représente pas à un frein à vos yeux, n'hésitez pas à tenter l'aventure. J'ai pour ma part été conquise, et si son tarif venait à baisser, j'irai de nouveau jeter un œil.
Les envies de lecture sont respectées, les goodies conformes aux thèmes des box sont un petit plus appréciable.

mardi 22 août 2017

"Les temps sauvages", de Ian Manook

Résumé :

Quand le vent du Nord s'abat sur les steppes enneigées d'Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin...
Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller où il confirme son talent pour la construction d’intrigues qui mêlent problématiques contemporaines, personnages charismatiques et descriptions foisonnantes des paysages, des coutumes. Dépaysement garanti.


Titre : Les temps sauvages
Auteur : Ian Manook
Editeur : Le Livre de Poche
Pages : 576



Mon ressenti :

Après Yeruldelgger, le dépaysement est de nouveau garanti, puisque le lecteur voyage non seulement en Mongolie, mais en Russie et même en France, au Havre.
Ian Manook parvient à créer une ambiance particulière propre à chaque lieu, on sentirait presque le froid nous saisir. L'auteur peut également nous ouvrir l'appétit en évoquant à peu près n'importe quelle spécialité culinaire.
On retrouve avec plaisir les protagonistes du premier volet dont je recommande d'ailleurs vivement la lecture avant de se plonger dans "Les temps sauvages".
La violence est presque omniprésente, les personnages sont loin d'être épargnés. Une petite touche spirituelle est présente çà et là. L'intrigue quant à elle, complexe et solide, tient le lecteur en haleine au fil des pages.

Un polar sacrément dépaysant, une intrigue solide et des personnages attachants, que demander de plus, si ce n'est la suite ?

jeudi 20 juillet 2017

"La Sonate à Bridgetower", de Emmanuel Dongala

Résumé :

N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.


Titre : La Sonate à Bridgetower
Auteur : Emmanuel Dongala
Editeur : Actes Sud
Pages : 336


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Un livre comme je les aime, à savoir à la fois divertissant et instructif. L'auteur se montre précis, et on sent tout au long de la lecture qu'il s'est parfaitement documenté.
C'est un récit riche, qui reste cependant facile et très agréable à lire, où l'on part à la rencontre de grands noms de ce XVIIIè siècle, via la découverte du destin étonnant de ce violoniste prodige. Une vie artistique particulièrement bien retranscrite.
C'est une véritable aventure passionnante qui, en plus de sortir de l'oubli ce musicien qu'était George Bridgetower, retrace également certains mouvements de ce siècle des lumières (je pense à la remise en cause de l'esclavage entre autres, pour ne citer qu'un exemple) et nous fait voyager à travers l'Europe.

Un roman historique dense, érudit et enrichissant, à découvrir !

vendredi 14 juillet 2017

"L'Arménien", de Carl Pineau

Résumé :

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ?
Et qui était vraiment l’Arménien ?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ?
Rien de tout cela, bien plus encore ?

De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.


Titre : L'Arménien
Auteur : Carl Pineau
Editeur : Librinova (autoédition)
Pages : 330


Merci à l'auteur, Carl Pineau, pour la découverte de son roman.


Mon ressenti :

Dans ce thriller choral, de nombreux flashbacks ponctuent l'histoire, à l'image des pièces d'un puzzle se reconstituant progressivement.
Un choix narratif plutôt habile qui lève peu à peu le voile sur les mystères du meurtre de cet "Arménien". Ce sont en effet ses proches qui retracent son itinéraire, nous faisant découvrir la vie de ce personnage intrigant jusqu'à la vérité inattendue quant à sa mort.
Des protagonistes bien campés, aux profils variés, que l'on peut mépriser ou au contraire trouver attachants. Un langage parfois cru, un peu déroutant au premier abord, mais auquel on s'habitue et qui s'avère justifié une fois que l'on a cerné les personnages et leur psychologie.
Si j'ai trouvé le début un peu lent à se mettre en place, le suspense prend finalement de l'ampleur, et plus les indices et révélations s'accumulent, plus on souhaite découvrir le dénouement de cette histoire.

Carl Pineau nous propose une intrigue bien ficelée, dotée d'une narration efficace. Un bon moment de lecture, le tout dans une ambiance années 80.

vendredi 30 juin 2017

J'ai fait les soldes !

Lorsque les soldes arrivent, il y a un site en particulier sur lequel je me précipite, c'est celui de la Fnac...

Des livres soldés à 20%, 50% et 80% ! Ce sont des livres neufs hein, pas de l'occasion.

A chaque fois, je pioche dans la sélection à -80%, et mercredi dernier, j'ai donc craqué sur 16 livres. Enfin... 17 en fait, mais l'un d'eux m'est passé sous le nez.
Eh oui, il faut être rapide avec la Fnac, car la plupart des livres soldés ne sont disponibles qu'en un seul exemplaire. Une fois le livre acheté, il repasse donc à son tarif d'origine ou bien n'est plus vendu s'il s'agissait du seul exemplaire.

Résultat des courses : 59.92 € de livres eu lieu de 299.30 €. Bon, on arrondit, disons 60 € pour 16 livres grand format au lieu de 300 €, soit 3.75 € le livre au lieu de 18.75 € en moyenne.

N'hésitez pas à y faire un tour vous aussi, il reste certainement plein de lectures à petit prix qui peuvent vous intéresser.

J'ai reçu mes livres aujourd'hui, voici mes trouvailles. Pas mal de polars, quelques thrillers, mais aussi un peu de SF, de la fantasy, et de quoi me plonger dans le Moyen Âge.






lundi 26 juin 2017

"A ski autour du monde", de Jean Annequin et Michel Zalio

Résumé :

Imaginez : vous descendez au crépuscule vers un village des montagnes albanaises ; dans un hameau blotti sous la neige, vous êtes accueilli par une famille chaleureuse de paysans iraniens ; vous accostez après une semaine de traversée en voilier sur un glacier de la péninsule antarctique ; vous traversez le Liban skis aux pieds ou vous montez vers un volcan au Chili ; vous goûtez la neige incomparable du Japon…
Depuis vingt ans, Jean Annequin et Michel Zalio conduisent des clients en raid à skis dans les massifs montagneux du monde entier. Ils ont voulu faire partager leurs surprises : les itinéraires mais surtout les rencontres, ces pays découverts « à revers », en débarquant skis aux pieds comme des extra-terrestres dans ce qu’ils ont de plus intime : leurs montagnes.

Jean Annequin et Michel Zalio, guides de haute montagne, ont rassemblé leurs souvenirs et leurs photographies, et choisi leurs vingt raids à skis les plus mémorables, de la Turquie au Groenland, du Maroc au Népal en passant par le Caucase, au Japon ou au Kamtchatka, du Canada au Chili et à travers la Géorgie du Sud sur les traces de Shackleton…


Titre : A ski autour du monde
Auteur : Jean Annequin et Michel Zalio
Editeur : Editions Paulsen
Pages : 352


Merci à Lecteurs.com pour cette découverte.


Mon ressenti :

J'ai immédiatement trouvé l'idée de ce livre géniale.
"A ski autour du monde", une manière originale d'aborder la découverte d'un pays, de voir des paysages moins "touristiques", davantage sauvages et naturels.
Plusieurs destinations nordiques avaient suscité ma curiosité. L'Islande notamment, pays cher à mon cœur, mais aussi le Groënland, Spitzberg, ou encore la Norvège. J'étais également curieuse de jeter un œil sur les autres destinations, m'attendant à découvrir des paysages grandioses.

Je suis passionnée par la photo, et une chose est sûre, c'est que l'on est servi avec ce livre. Les images sont superbes, occupant parfois des doubles-pages, une vraie invitation au voyage, que l'on soit skieur ou non. Des paysages époustouflants ponctuent presque chaque page. Je pense au Liban notamment, dont je ne connaissais pas les paysages enneigés. Un pays déjà magnifique, mais sous la neige, il prend une autre dimension, c'est presque magique ! Les autres ne sont pas en reste, loin de là.

Des informations pratiques sont données pour chaque destination, ainsi que les renseignements nécessaires pour effectuer ces trajets à ski.

N'oublions pas le texte qui accompagne chaque voyage, témoignage instructif de ces skieurs voyageurs. On découvre ainsi leurs rencontres, quelques aspects culturels et parfois historiques de ces pays, leur ambiance, leurs paysages, mais aussi bien sûr les sensations que procurent ces descentes à ski.

Ce beau livre est un vrai régal pour les yeux. Il permet de contempler ces 24 destinations sous un angle différent de ce que l'on peut voir dans des guides touristiques plus classiques, tout en restant suffisamment instructif pour les skieurs.


Un exemple de photo que l'on trouve au fil des pages.

samedi 24 juin 2017

"Eat & Run", de Scott Jurek

Résumé :

Depuis près de vingt ans, Scott Jurek domine de toute sa classe le monde exigeant et en pleine expansion de l'ultramarathon. Détenteur depuis 2010 du record des Etats-Unis sur vingt-quatre heures, il est aussi l'un des personnages principaux du best-seller Born to Run. Dans Eat et Run, il dévoile sa vie privée et retrace sa carrière exceptionnelle de champion végétalien pour en faire une source d'inspiration à l'attention de tous les autres coureurs. De son enfance passée à chasser et à pêcher dans un Midwest où la viande est à l'honneur à chaque repas, à son immersion progressive dans l'ultramarathon et le végétalisme, Scott témoigne du pouvoir infini de la volonté et fait voler en éclats les idées reçues en matière de diététique sportive. Avec ses récits de courses épiques, ses conseils pratiques et ses recettes personnelles, il offre à tous une source de motivation et nous ouvre, en passant, de nouveaux horizons culinaires.


Titre : Eat & Run
Auteur : Scott Jurek
Editeur : Editions Paulsen
Pages : 320


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Je n'aime pas courir, mais alors pas du tout. Pourtant, ce livre avait attiré mon attention car il mettait l'accent sur l'alimentation végétalienne, celle-ci étant a priori l'une des clés de la réussite de Scott Jurek. Je ne consomme plus de viande depuis quelques années, et les motivations de ce champion m'intriguaient.

Découvrir son parcours s'est avéré très instructif. Je craignais que cela soit trop technique, mais il n'en est rien. C'est une lecture accessible à tous.
Je me suis rendu compte qu'en fait, je ne savais probablement tout simplement pas courir, du moins, pas comme il le faudrait. Et quand on ne sait pas faire quelque chose, difficile de l'apprécier.
Scott Jurek est impressionnant, il a su écouter son corps, maîtriser ses besoins, connaître ses limites pour courir le mieux possible. Suite à cette lecture, je vois la course d'un autre œil. Plus qu'un sport, c'est une vraie philosophie de vie.

De son enfance jusqu'à l'expérience de ses différentes courses, on décèle ainsi une force incroyable chez cet athlète, et pas seulement physique. Le mental est primordial.
Les changements opérés sur son alimentation se montrent sacrément bénéfiques, et l'auteur partage d'ailleurs certaines de ses recettes végétaliennes au fil des pages. J'ai vraiment apprécié ces découvertes, et je dois absolument tester ce chili si appétissant.
Ce champion admirable nous prouve que la nutrition est plus qu'importante, que l'on soit coureur ou non. Elle nous définit, elle fait ce que l'on est et ce dont on est capable. Les bienfaits du végétalisme semblent alors évidents, et Scott Jurek ne s'impose absolument pas en donneur de leçons. Non, il évoque simplement son expérience, ses résultats et ses succès grâce à son alimentation. Cela suffit à convaincre, même si ce n'est pas le but.

Des techniques et conseils d'entraînement sont également distillés ça et là, toujours intéressants.

Quelques photos en couleurs sont présentes. Peu nombreuses, elles ont été soigneusement sélectionnées et permettent ainsi de visualiser certains moments de vie relatées par Scott Jurek tout au long de ce témoignage.

Un livre à mettre entre toutes les mains, un parcours passionnant et instructif qui met l'accent sur l'importance de notre alimentation. Courir est véritablement un style de vie à part entière. Un athlète inspirant.

jeudi 15 juin 2017

"Miroir obscur", de Ivan Zinberg

Résumé :

Au cœur des beaux quartiers de Los Angeles, le corps d'un gynécologue est retrouvé criblé de balles, le chiffre 1 gravé sur le front. Premier meurtre d’une longue série. Quand le tueur s’en prend aussi à des célébrités, les médias se déchaînent.
Le paparazzi Michael Singer se voit impliqué dans l’affaire – suspecté, même. Sa carte de visite, telle une signature, est découverte près des victimes.
Quel but poursuit le tueur ? Et pourquoi cherche-t-il à le mettre en cause ? 
Bien décidé à faire justice lui-même, le journaliste, épaulé par une ancienne policière, se lance aux trousses de l’assassin.


Titre : Miroir obscur
Auteur : Ivan Zinberg
Editeur : Editions Critic
Pages : 376


Merci à Babelio ainsi qu'aux éditionc Critic pour cette lecture, dans le cadre de la Masse Critique Babelio.


Mon ressenti :

Quelle lecture étonnante !

L'intrigue tient parfaitement la route et nous réserve de sacrées surprises.
L'auteur, via un style fluide, parvient sans problème à captiver l'attention du lecteur. Rebondissements, suspense, et retournements de situation sont en effet au rendez-vous, et pas des moindres.
Ces éléments allant crescendo, cette histoire devient rapidement un véritable page turner. On veut absolument résoudre cette énigme qui nous mène à un dénouement totalement inattendu.

Les personnages et leur psychologie sont soignés et réalistes. L'univers de la presse people est quant à lui plus que crédible, on décèle une certaine critique à son égard.

Surprenant et bien rythmé, voici un thriller brillant susceptible d'occasionner quelques bouches bées chez le lecteur.

mardi 6 juin 2017

"La ferme des Miller", de Anna Quindlen

Résumé :

Histoire d'amour, drames, secrets inavouables : à travers le destin d'une famille de Pennsylvanie, Anna Quindlen donne à lire tout un pan de l'histoire américaine de la seconde moitié du XXe siècle.
Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable. Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...

La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth... et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage. Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ? Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu'elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d'enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix. 


Titre : La ferme des Miller
Auteur : Anna Quindlen
Editeur : Editions Belfond
Pages : 320


Merci aux éditions Belfond pour cette nouvelle découverte au sein de la collection "Le Cercle", dans le cadre du Cercle des lecteurs Belfond.


Mon ressenti :

L'histoire de toute une famille, évoquée par l'un de ses membres, au cœur de laquelle se trouve Miller's Valley, menacée d'être inondée au nom du progrès.
Dans ce lieu où tout le monde, ou presque, se connaît, chacun évolue et suit son propre chemin, que celui-ci soit heureux ou non. Mimi, la narratrice, relate ainsi son enfance depuis ce milieu rural des années 60, le souvenir de ses parents, ses frères, leurs souffrances, leurs moments de bonheur, leurs secrets ou encore leurs erreurs.

Une fresque familiale riche en destins variés, où il est également question de maladie, de la mort, ou encore des conséquences de la guerre sur les hommes. Anna Quindlen évoque ces thèmes de manière réaliste à travers des protagonistes finement dessinés, avec leurs qualités et défauts, et parfois leurs faiblesses, leurs douleurs.

L'épilogue signe parfaitement la fin de ce roman, et l'on referme le livre avec un sentiment de nostalgie, comme si l'on avait vécu cette histoire et que ces souvenirs étaient en quelque sorte un peu les nôtres.

Une saga familiale magnifiquement racontée, qui peut résonner en chacun d'entre nous, dévoilant non seulement le portrait d'une famille, mais aussi et surtout le destin d'une femme et les réflexions sur sa vie.

lundi 22 mai 2017

"Jusqu'ici, tout va bien !", de Kathy Dorl

Résumé :

Sur le campus universitaire de Paris-Saclay, Noah Morin, un homme sans histoires, tire à bout portant sur Emma Loris, jeune étudiante en œnologie.
Pourquoi affirme-t-il la connaître intimement, alors que sa victime, une fois sortie du coma, prétend ne l’avoir jamais rencontré ?

Un officier de police judiciaire raide dingue de foot, une psychologue sous l’emprise d’un parfum, une juge d’instruction en pleine ménopause et un avocat timide auront fort à faire avec les proches d’Emma, surtout Narcisse, l’excentrique et délirante mère de la victime, complètement borderline.
Une folie contagieuse s’empare de tous ceux qui tournent autour de cette enquête.
Suffit-il d’un grain de sable dans l’engrenage pour que tout parte en vrille ?
Sommes-nous tous susceptibles d’une sortie de route qui peut nous faire basculer dans la folie ?
Et surtout, de Noah et Emma, qui détient la vérité ?


Titre : Jusqu'ici, tout va bien !
Auteur : Kathy Dorl
Editeur : Editions Hélène Jacob
Pages : 228


Mon ressenti :

Kathy Dorl mêle habilement une enquête policière classique à des protagonistes aux répliques drôles et acerbes.
Du coup, ce mélange nous donne un polar feel-good qui se lit avec le sourire.
Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que l'humour domine souvent certaines situations que le côté polar n'est pas à prendre au sérieux. Non, loin de là ! L'intrigue est plutôt bien ficelée, l'enquête évolue tout au long de l'histoire, et nous offre même un final inattendu très appréciable.
Le tout se lit très facilement, c'est fluide et sans fioriture, on se régale avec ces dialogues qui me manquent pas de peps.

Des personnages variés et loufoques, de l'humour, une intrigue crédible et des rebondissements font de cette lecture un très agréable moment.

lundi 15 mai 2017

"Leopard Hall", de Katherine Scholes

 Résumé :

Anna Emerson, secrétaire de vingt-cinq ans, s'apprête à quitter Melbourne pour retourner sur sa terre natale du Congo : Karl, son père qu'elle n'a pas revu depuis dix-huit ans, est malade. Sur le lit de mort du vieil homme, Anna fait un serment : veiller sur Leopard Hall, sa villa remplie d'oeuvres d'art pillées aux Africains. Mais tout est remis en question lorsqu'elle découvre que Karl n'est pas son père biologique.
Pourquoi sa mère ne lui a-t-elle rien dit ? En quête d'indices sur son passé, Anna se lance sur les pistes aux côtés d'Eliza, mystérieuse photographe américaine. Mais dans ce pays fraîchement indépendant, livré aux rebelles simbas, les tensions sont vives, parfois sanglantes, et les deux femmes voient leurs chemins se séparer brutalement...

D'un palace colonial abandonné sur les bords du lac Tanganyika à un hôpital de mission dans la jungle, Anna finira-t-elle par trouver les réponses qu'elle cherche ? Et si c'était à Leopard Hall, ce lieu auquel elle tente d'échapper, que le destin lui avait donné rendez-vous ?


Titre : Leopard Hall
Auteur : Katherine Scholes
Editeur : Belfond
Pages : 640


Merci aux éditions Belfond pour cette lecture, dans le cadre du Cercle des lecteurs Belfond.


Mon ressenti :

Il m'arrive de dévorer certains livres, que ce soit en seulement quelques heures, ou bien plusieurs jours. A l'inverse, il y a des lectures qui ne me conviennent pas, où je peine à avancer.
Et enfin il y a ces livres, plus rares, où je veux prendre mon temps, savourer ces moments, m'imprégner tranquillement de l'histoire.
Leopard Hall fait partie de ces livres. J'aurais facilement pu lire en quelques jours ses plus de 600 pages, mais j'ai préféré m'attarder, le mettre de côté, repenser à ce que j'avais lu pour mieux y revenir. Je lis rarement de cette manière, j'ai plutôt l'habitude "d'avaler" les pages lorsqu'un livre me plaît. Pourtant, j'ai adoré découvrir ainsi ce Congo des années 60, ses protagonistes, leurs histoires, leurs secrets et leurs aventures.

Ce roman dévoile des personnages qui osent quitter un quotidien plutôt tranquille et rassurant, pour se mettre à la recherche de réponses à leurs questions, en quête de leurs racines dans un pays au climat politique instable et violent.
Tour à tour, le lecteur suit ainsi le quotidien d'Anna, quittant son Australie confortable afin de rencontrer son père malade, puis la vie de cet homme, Dan, prêt à s'engager comme mercenaire.
On voyage presque à leurs côtés, vivant avec eux leurs aventures et leurs rencontres, plus ou moins heureuses, oscillant entre espoir et désillusion.

Au fil des pages, le passé resurgit, les secrets se révèlent et amènent d'autres événements, d'autres interrogations, nous donnant l'envie de poursuivre la lecture afin de découvrir le destin des protagonistes.

Le dépaysement est au rendez-vous lors de cette lecture, on imagine sans peine cette époque pas si lointaine et ces paysages africains.

Ce roman, même s'il est fictif, s'inspire de faits réels. Il constitue une fenêtre ouverte sur un pan de l'Histoire congolaise que l'on ne connaît pas forcément. L'auteur suscite l'intérêt du lecteur, sans pour autant l'assommer de détails historiques, loin de là. En ce qui me concerne, je souhaite en savoir un peu plus sur ce pays. J'apprécie particulièrement lorsqu'un livre parvient à générer ce genre d'envie. Par ailleurs, je vais devoir me procurer d'autres ouvrages de Katherine Scholes, je suis bien tentée de découvrir d'autres aspects de l'Afrique à travers ses mots.

En résumé, des personnages attachants et un cadre dépaysant nous embarquent dans une quête passionnante, émouvante et instructive, au sein d'un Congo meurtri par les conflits.

mardi 2 mai 2017

"Le Cercle", de Bernard Minier

Résumé :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux... Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d'étudiants réunissant l'élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d'anciennes et terribles blessures et faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.


Titre : Le Cercle
Auteur : Bernard Minier
Editeur : Pocket
Pages : 800


Mon ressenti :

Un polar mené d'une main de maître.
Une histoire dense, riche, qui ne souffre d'aucune longueur. C'est un petit pavé mais la lecture est tellement limpide, aidée par des chapitres courts et une écriture sans fioriture, que les pages s'enchaînent rapidement.
Des rebondissements surprenants, parfois effrayants, des fausses pistes et du suspense rythment à merveille cette enquête.
C'est un vrai plaisir de retrouver les protagonistes de "Glacé", dont je recommande vivement la lecture au préalable pour ne pas être trop perdu.
Un petit détail, j'ai adoré les quelques remarques cyniques à l'égard du monde du football, discrètes mais bien ressenties.

Cette histoire est un vrai régal, captivante du début à la fin, avec des personnages bien campés et une intrigue sacrément solide. A lire de toute urgence pour les amateurs du genre, mais pas que !

mardi 25 avril 2017

"Piégée", de Lilja Sigurðardóttir

Résumé :

Sonja a été contrainte de devenir passeuse de cocaïne pour retrouver la garde de son petit garçon. Elle doit jouer au chat et à la souris avec des narcotrafiquants féroces, un ex-mari pervers, un avocat ambigu, une compagne envahissante. 
Elle doit se montrer de plus en plus inventive, de plus en plus audacieuse. Elle doit sortir du piège dans lequel elle s’est laissé enfermer. Seule certitude, Tómas son petit garçon, lui, ne vit que pour ses week-ends auprès de sa si jolie maman. 
Il y a aussi, à l’aéroport de Keflavík, Bragi, le vieux douanier, très intrigué par cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement.
Entre malversations et trafic de drogue, Piégée est un thriller original et brillant, mêlant une intrigue pleine de suspense, des personnages attachants et une description fantastique de la capitale de l’Islande pendant l’hiver 2010-2011, couverte de cendres et sous le choc du krach financier.


Titre : Piégée
Auteur : Lilja Sigurðardóttir
Editeur : Métailié noir
Pages : 336


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture !


Mon ressenti :

Un livre qui se lit vite, très vite !
Aucune longueur, les chapitres courts s'enchaînent, alternant entre les différents protagonistes, bien dépeints et crédibles face aux événements.
La lecture oscille entre complot, fraude bancaire et trafic de drogues, tout en mettant en avant la psychologie des personnages, notamment leurs relations ou encore leur désespoir.
Malgré ses actes, on ressent ainsi de la sympathie pour cette femme piégée par les narcotrafiquants. Ses voyages sont à chaque fois l'occasion d'une tension de plus en plus palpable. Va-t-elle échapper à ce piège diabolique ? Le filet va-t-il se refermer sur elle ? Ces interrogations nous accompagnent tout au long de l'histoire, sans jamais nous lâcher.
Le rythme s'accélère petit à petit, au fil des événements et des révélations. Le final nous laisse l'envie de découvrir la suite de cette trilogie qui s'annonce d'ores et déjà passionnante.

Une intrigue fluide et captivante avec une trame psychologique particulièrement intéressante. La manipulation s'offre une place de choix et le suspense monte crescendo. Un thriller réussi.