mercredi 15 novembre 2017

"Comme un chien", de Jack Ketchum et Lucky McKee

Résumé :

Bienvenue chez les Cross, une famille aisée de Los Angeles. Une famille heureuse… en apparence. Delia, onze ans, est une star en train d’éclore. Tout le monde dépend d’elle : sa mère, qui gère d’une main de fer ses auditions ; son père et ses voitures de collection ; son frère que la jalousie ronge. Heureusement que Caity, le chien de la famille, est là. Auprès d’elle, Delia se sent aimée, en sécurité. Une nuit, un incendie se déclare dans la chambre de la petite. Sauvée in extremis par son chien, Delia survit, défigurée. Mais sa mère y voit une opportunité. L’argent, voilà ce qui compte chez les Cross. Quitte, pour l’obtenir, à vendre la souffrance d’une enfant…


Titre : Comme un chien
Auteur : Jack Ketchum et Lucky McKee
Editeur : Bragelonne
Pages : 264



Mon ressenti :

Lorsqu'il est question de chien, il m'arrive d'appréhender ma lecture, craignant que le sujet ne soit pas traité comme il se doit.
Ici, il n'en est rien. Personnage à part entière, le chien de la famille est tout à fait crédible dans son comportement, ses attitudes.
Les autres protagonistes ne sont pas en reste, chacun avec leurs failles, et aux apparences plus ou moins trompeuses. Un joli portrait de famille dont le reflet va peu à peu se ternir.

Un côté fantastique s'immisce doucement au fil de l'intrigue. Lorsque l'on croit comprendre, les doutes subsistent encore. En fin de compte, non, on se rend compte qu'il ne s'agit pas d'une simple impression. Cet aspect fantastique prend de l'ampleur et devient de plus en plus évident, les doutes s'évaporent. Une trame particulièrement bien amenée, presque en douceur, par petites touches.

L'histoire, addictive et facile à lire, aboutit à une fin en apothéose. Un final surprenant qui tient davantage le lecteur en haleine.

Un thriller original, avec un côté fantastique habilement mené, et une intrigue captivante. A découvrir !


vendredi 10 novembre 2017

"Nitro Mountain", de Lee Clay Johnson

Résumé :

Dans une ancienne région minière des Appalaches ravagée par la pauvreté, l’ombre de Nitro Mountain s’étend sur la cohorte de laissés pour compte, junkies, piliers de comptoir, vauriens et marginaux sublimes qui y vivent. Jones, un musicien bluegrass qui se donne avec son groupe dans des bars glauques, prend sous son aile Leon, un jeune homme paumé qui ne se remet pas de sa rupture avec la séduisante, torturée et bouleversante Jennifer. Celle-ci a eu la mauvaise idée de tomber sous la coupe d’Arnett, un truand psychopathe aussi terrifiant que fascinant, reconnaissable au tatouage Daffy Duck qu’il porte au cou. Quand Turner, ex-flic cinglé à la gâchette facile qui a troqué son arme de service pour une arbalète, se met en tête d’arrêter Arnett, suspecté de meurtre, afin de regagner son insigne, les choses ont déjà commencé à tourner à l’aigre.
Un roman noir pénétrant, des personnages tordus, désespérés, et diablement attachants : Lee Clay Johnson fait une entrée fracassante en littérature à travers ce récit envoûtant, imbibé de whiskey et de drogues dures, sur fond de musique country.


Titre : Nitro Mountain
Auteur : Lee Clay Johnson
Editeur : Fayard
Pages : 300


Merci à PriceMinister pour cette lecture, dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2017 #MRL17.



Mon ressenti :

Lee Clay Johnson dresse le portrait d'une certaine jeunesse américaine, dans une région particulièrement pauvre des Etats-Unis, en Virginie.
Dans leur petite ville mourante, la vie est loin d'être rose pour ces individus dont le désespoir est quasiment palpable tout au long du roman.
Drogue, alcool et violence rythment leur quotidien.

L'auteur distille habilement quelques touches d'humour noir ça et là.
Il ne tombe jamais dans la caricature, ses protagonistes semblent on ne peut plus réels. Ils se montrent même attachants bien qu'ils fassent parfois des choix détestables. Chacun lutte pour sa vie, avec plus ou moins de succès.

Un premier roman ambitieux qui mérite d'être lu. Une histoire sombre, dure et fascinante.

jeudi 5 octobre 2017

"La tanche", de Inge Schilperoord

Résumé :

Couronné par le Bronze Owl, nommé cinq fois livre de l'année par la presse, finaliste des plus grands prix littéraires, un premier roman qui a semé le trouble aux Pays-Bas en s'attaquant à un sujet tabou : entrer dans la tête d'un homme en lutte contre lui-même et contre ses pulsions pédophiles. Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire.

En cette étouffante journée d'été, Jonathan sort de prison. Dans le bus qui le ramène chez sa mère, il se répète ce que lui a dit le psychologue : ce n'est pas lui qui est mauvais, ce sont ses actes. Et s'il parvient à organiser rigoureusement ses journées, il sera un homme meilleur.
Jonathan se le promet. Il va s'occuper de sa mère asthmatique, retourner travailler à l'usine de poissons, promener le chien, aller à la pêche. Il restera seul, il ne parlera à personne, il va s'occuper les mains, l'esprit, tout faire pour ne pas replonger.

Car il le sait, s'il a été libéré, faute de preuves, le psy a parlé d'un taux de récidive de 80 %. Il ne doit pas se laisser déborder à nouveau. 

Or, dans ce quartier en démolition où vit sa mère, vivent aussi une jeune femme et sa fillette...


Titre : La tanche
Auteur : Inge Schilperoord
Editeur : Belfond
Pages : 224


Merci à Babelio ainsi qu'aux éditions Belfond pour cette lecture, dans le cadre de la Masse Critique.



Mon ressenti :

Pour évoquer mes impressions, j'ai envie de revenir sur cette phrase de la 4ème de couverture : "Sombre et captivante, une lecture choc et pourtant nécessaire."
Sombre, oui, de toute évidence au vu du sujet abordé. Ce n'est pas un roman "feel good". C'est un roman dur et violent qui invite plutôt à la réflexion.

Captivante, elle l'est aussi. Pas en raison d'une intrigue qui pousse à tourner les pages pour découvrir au plus vite le dénouement. Non, on veut comprendre l'incompréhensible. Mais est-ce seulement possible ? Peut-on "comprendre" les actes ou les pensées d'un individu pédophile ?
L'auteur nous invite en tout cas à découvrir la vie de Jonathan, ses pensées, ses envies, ses craintes, suite à sa sortie de prison. Une vie parfaitement rythmée, ou presque. Seule ombre au tableau, ses pulsions qu'il tente de maîtriser... Et le passé, pour lequel aucun retour en arrière n'est possible.
Même si l'on peut parfois ressentir de la pitié pour Jonathan, notamment au vu de la culpabilité qu'il ressent et des efforts qu'ils fournit pour essayer de changer, il demeure difficile de s'attacher à ce personnage.

L'auteur, qui a été psychologue judiciaire, semble particulièrement connaître le sujet. Elle l'aborde avec précision, notamment dans le travail qu'effectue Jonathan au quotidien via son cahier d'exercices, ou bien encore concernant ses pensées et le combat qu'il mène avec lui-même.

Une lecture nécessaire ? Je n'ai pas ce sentiment. Se mettre dans la tête de Jonathan permet d'avoir un aperçu de ce qu'est sa vie, tiraillé entre ses pulsions malsaines et son envie de les anéantir.
À défaut d'être nécessaire, j'estime plutôt cette lecture utile, du moins pour quiconque souhaite savoir ce qu'il peut se passer dans l'esprit d'un pédophile.

Si "La tanche" peut déranger et constituer une lecture parfois difficile, l'auteur a le mérite d'aborder un thème délicat avec intelligence. Un roman noir et marquant.

samedi 30 septembre 2017

"am stram gram", de M.J. Arlidge

Résumé :

Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.


Titre : am stram gram
Auteur : M.J. Arlidge
Editeur : Editions 10-18 (édtiteur d'origine : Les Escales)
Pages : 408



Mon ressenti :

Les faits sont violents, personne n'est épargné. Mourir ou devenir meurtrier, aucune issue si ce n'est ce choix presque impossible aux répercussions effrayantes. C'est pourtant ce dont il est question ici, et l'auteur traite le sujet avec brio. Un "am stram gram" vraiment diabolique.

Helen Grace est un personnage intéressant et complexe, dotée d'une forte personnalité accompagnée d'une certaine vulnérabilité. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, ce fut appréciable de découvrir les différents éléments de cette brigade de police et les voir évoluer dans leur enquête.

Les chapitres sont courts, le suspense est maîtrisé, la lecture est ainsi particulièrement fluide et dynamique. L'auteur nous captive jusqu'au dénouement, d'autant plus que les rebondissements sont au rendez-vous.
On se demande sans cesse qui peut bien se cacher derrière ces atrocités, mais on ne devine rien avant que la vérité n'explose. Cette histoire se montre à la fois saisissante, brutale et passionnante.

Un thriller habilement écrit, stimulant et intense, ne laissant aucun répit pour le lecteur.

mardi 26 septembre 2017

"Le couple d'à côté", de Shari Lapena

Résumé :

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre au jour ?


Titre : Le couple d'à côté
Auteur : Shari Lapena
Editeur : Presses de la Cité
Pages : 336


Merci à Babelio pour cette lecture dans le cadre de leur Masse Critique.


Mon ressenti :

Lu d'une traite !

Une bonne dose de suspense nous tient en haleine dès le début du roman. Ça ne traîne pas, l'écriture est simple, fluide et juste, Shari Lapena va à l'essentiel et nous plonge dans l'intrigue dès les premières pages, les faits et leurs conséquences nous absorbent littéralement.

Des soupçons naissent, tandis que d'autres rebondissements surgissent. L'accent est mis sur les relations des personnages, leurs ressentis, ainsi que leurs secrets et mensonges. On essaye de cerner chacun d'entre eux, de deviner leurs éventuels liens avec cette disparition. Une histoire bien rythmée jusqu'à cette fin surprenante que l'on ne voit pas venir.

Ce thriller psychologique est un régal ! Il tient le lecteur en haleine dès les premières pages et réserve son lot de surprises. Addictif, un vrai page turner !

dimanche 24 septembre 2017

"L'expédition", de Monica Kristensen

Résumé :

Archipel du Svalbard. Un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord parvient à Knut Fjeld. Une expédition norvégienne est en difficulté, alors qu'elle cherche, sur les traces des grands explorateurs, à rejoindre le pôle Nord. Un projet mal ficelé, que les spécialistes critiquent pour l'itinéraire retenu, et pour le choix du mois de février, trop tôt en saison. Mais le challenge est là, précisément : réussir ce qui ne s'est jamais fait. Lorsque courage et ambition riment avec folie. L'expédition est partie, mal préparée, mal financée. Deux attelages, huit chiens et quatre hommes. Ce sont les chiens qui tombent en premier. Knut Fjeld, le flic norvégien du Svalbard, se rend sur place. En plein désert arctique, sur la banquise qui dérive. Bientôt prisonnier d'un huis clos sur glace, angoissant, et périlleux.


Titre : L'expédition
Auteur : Monica Kristensen
Editeur : Gaïa Editions
Pages : 272



Mon ressenti :

Des explorateurs, un accident, une enquête, des interrogations...
Avec "L'expédition", Monica Kristensen nous propose un huis clos dépaysant et... glaçant !

La narration oscille habilement entre le présent et le passé proche, jusqu'à ce qu'ils se rejoignent, nous faisant ainsi découvrir peu à peu le déroulé de l'expédition, tout en nous expliquant comment elle s'est mise en place.

Si le début peut se montrer un peu lent, je n'en ai que plus apprécié la suite des événements. Au fur et à mesure que l'expédition progresse, cette aventure prend de l'ampleur, la tension monte crescendo, et l'ambiance devient oppressante. Plus l'on comprend ce qu'il se passe, plus l'on veut en savoir et connaître le dénouement de cette histoire. J'en suis arrivée à ne plus vouloir lâcher ce livre. Les soupçons naissent mais rien n'est certain tant que les révélations n'ont pas lieu.

L'ambiance glaciale de ces lieux est parfaitement restituée. Que ce soit le décor ou encore le climat, on visualise aisément cet environnement rude auquel doit faire face l'expédition. S'ajoutent à cela des rebondissements, des protagonistes bien campés et une intrigue qui tient la route, la sauce prend plutôt très bien.

Un polar efficace, doté d'une atmosphère pesante et d'une ambiance polaire bien ressentie. Une histoire difficile à lâcher une fois que l'on est emporté par les événements.



mardi 19 septembre 2017

La librairie Lello, à Porto

Aujourd'hui, j'ai visité la librairie Lello, à Porto.

Connue pour avoir inspiré J.K. Rowling en ce qui concerne les aventures de Harry Potter, elle attire de nombreux touristes.
L'entrée est ainsi payante, ce qui est compréhensible, 4 € par personne.
Si on achète un livre, ces 4 € sont déductibles. C'est une bonne chose, mais j'ai vite déchanté en voyant les tarifs des livres français.
Par exemple, un livre de poche vendu 17 € alors qu'il en vaut 9. Ou encore, un grand format vendu 23.90 € au lieu de 22. Alors d'accord, ce sont peut-être des imports, mais tout de même, la différence est souvent conséquente.

Cela dit, cette visite vaut tout de même le détour, notamment pour les amoureux des livres bien sûr, mais pas que.
La librairie est magnifique, c'est un régal pour les yeux.

Ce 19 septembre, à 10h40, nous avons fait la queue environ une vingtaine de minutes avant de pouvoir entrer dans les lieux. Le flot de touristes est encore abondant à cette époque. On a parfois du mal à circuler à l'intérieur. Les entrées sont d'ailleurs régulées, fort heureusement !

En plus des nombreux livres en portugais, des éditions françaises, espagnoles, allemandes, anglaises, etc. sont disponibles.

Une très belle visite.














Sélection de livres en français









vendredi 8 septembre 2017

"La mort nomade", de Ian Manook

Résumé :

Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes, ruinée par la corruption, la Mongolie des nomades et des chamanes semble avoir vendu son âme au diable !


Titre : La mort nomade
Auteur : Ian Manook
Editeur : Albin Michel
Pages : 432



Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Avec ce 3ème volet des aventures de Yeruldelgger, l'impression d'être réellement ailleurs lors de la lecture est toujours bien ancrée. Une ambiance particulière parfaitement restituée, que ce soit via le cadre de l'histoire, ses personnages ou encore les traditions ancestrales dont il est question.

Complots, manipulations, corruption, et violence sont omniprésents. Un cocktail servi efficacement par l'auteur grâce à une intrigue prenante, bien construite et des rebondissements qui nous tiennent en haleine.

Des personnages de nouveau attachants, hauts en couleur, et d'autres qui s'avèrent bien plus sauvages que le cadre qui nous est dépeint. Un environnement d'ailleurs presque palpable, tant on imagine si bien ces immenses steppes mongoles.

Ian Manook nous livre une fois de plus un polar mongol efficace, à la fois noir et poétique, favorisant l'évasion et la réflexion.

vendredi 1 septembre 2017

J'ai testé une box littéraire : la Kube

Vous connaissez probablement au moins de nom les box littéraires, qui contiennent un à plusieurs livres surprise, plus ou moins adaptés à vos envies de lecture.

J'ai ainsi testé l'une d'entre elles, la Kube, et je vais vous partager mon ressenti.

A la base, je trouvais le concept de ces box plutôt chouette. Recevoir chez soi un livre correspondant à des critères que l'on définit soi-même, accompagné en plus de quelques goodies (même si cela reste très secondaire à mes yeux), ça me semblait être une très bonne idée.

J'ai reçu les box de juin et juillet, ayant pour thèmes respectifs "Lecteurs, parés pour les vacances" et
"Voyage à Marrakech".


Définir ses critères

Mais avant tout, parlons un peu du processus de commande de la Kube.

Sur leur site internet, plusieurs champs sont à remplir afin que le libraire puisse sélectionner le livre qui correspondra le mieux à nos envies.

Il faut ainsi sélectionner le genre souhaité, notre envie (détente, réflexion), indiquer si l'on souhaite offrir cette box, indiquer notre dernière lecture appréciée et les livres déjà lus correspondant à notre envie de lecture.

Et bien sûr, le plus important, préciser ce que l'on aimerait lire. On peut ainsi indiquer avec autant de détails que l'on souhaite notre envie du moment, et ça, c'est plutôt appréciable.

Enfin, on choisit si l'on souhaite prendre connaissance du choix du libraire (que l'on peut choisir également) ou bien si l'on préfère avoir la surprise lors de la réception de la Kube.
Pour ma part, bien que j'aurais adoré l'effet de surprise, j'ai préféré prendre connaissance du choix du libraire afin d'éviter de recevoir un livre que je possédais déjà.
A noter qu'il est possible de référencer tous les livres que l'on possède, via la Bibliokube, avec le choix d'importer un fichier CSV depuis goodreads ou babelio. Mes livres étant référencés sur Booknode, il était trop contraignant pour moi de les ajouter un à un, d'où mon choix de prendre connaissance de la sélection du libraire.


La box de juin et le choix du livre

Voici mon envie de lecture pour la box de juin, "Lecteurs, parés pour les vacances". N'hésitez pas à cliquer sur l'image pour l'agrandir, si ce n'est pas assez lisible.


J'ai reçu le livre "Délivrez-nous du mal", de Romain Sardou.
Comme vous pouvez le voir via la quatrième de couverture ci-dessous, cela correspond précisément à l'envie de lecture que j'avais exprimer.
La libraire qui a sélectionné ce livre a parfaitement su me proposer un livre en accord avec mes critères.
Un très bon point !



J'ai également été conquise par les goodies, alors que c'est pour moi la partie la plus accessoire de la box.

Le thé, l'éventail et le tote bag sont parfaits. Je ne supporte pas la chaleur, alors en été je me sers régulièrement d'un éventail. Je garde donc celui-ci de côté, ce sont pour le coup des goodies dont j'aurais l'utilité.

Les tote bags, on n'en a jamais assez, je m'en sers pour tout ! Les courses, transporter mes livres ou bien d'autres choses...

Les sous-verres ne sont pas exceptionnels, mais ça reste sympa.

Un marque-page, c'est toujours utile !





La box de juillet et le choix du livre

Pour le mois de juillet, j'avais précisé les critères suivants :



J'ai reçu le livre "Rouge sang", de Melvin Burgess.

Une fois de plus, au vu de la quatrième de couverture, mon envie de lecture a été parfaitement saisie. Je suis ravie par ce nouveau choix.

La carte postale et le marque-page reflètent bien le thème de la box, "Voyage à Marrakech".

Les fruits secs, bienvenus, n'ont pas fait long feu. J'ai mis le thé de côté, ainsi que le kit bien-être "détente à Marrakech".

Des goodies plutôt sympas dans l'ensemble, bien dans l'esprit du thème, mais à mon sens moins "utiles" que ceux de la box de juin.




A quel prix ?

La Kube coûte 15 €, ce à quoi il faut ajouter 3.90 € de frais de livraison pour la France.
Le coût total de la Kube est donc de 18.90 €.

C'est un prix que j'estime plutôt élevé au vu du contenu des box. Les goodies, mêmes s'ils peuvent s'avérer bien choisis et utiles, sont secondaires à mon sens.
Le plus important reste évidemment le livre correspondant à notre envie de lecture. Il est vrai qu'un conseil en librairie ne coûte rien, les frais de ports sont également absents en librairie ou bien dérisoires sur certains sites internet (1 centime). La différence de prix au final est conséquente.
C'est le seul point négatif à mes yeux, et je pense que je serais capable de commander occasionnellement la Kube si son prix tout inclus était fixé à 15 € maximum.


En bref

La Kube est une box littéraire de qualité que je recommande sans hésiter. Si son prix ne représente pas à un frein à vos yeux, n'hésitez pas à tenter l'aventure. J'ai pour ma part été conquise, et si son tarif venait à baisser, j'irai de nouveau jeter un œil.
Les envies de lecture sont respectées, les goodies conformes aux thèmes des box sont un petit plus appréciable.

mardi 22 août 2017

"Les temps sauvages", de Ian Manook

Résumé :

Quand le vent du Nord s'abat sur les steppes enneigées d'Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin...
Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller où il confirme son talent pour la construction d’intrigues qui mêlent problématiques contemporaines, personnages charismatiques et descriptions foisonnantes des paysages, des coutumes. Dépaysement garanti.


Titre : Les temps sauvages
Auteur : Ian Manook
Editeur : Le Livre de Poche (éditeur d'origine : Albin Michel)
Pages : 576



Mon ressenti :

Après Yeruldelgger, le dépaysement est de nouveau garanti, puisque le lecteur voyage non seulement en Mongolie, mais en Russie et même en France, au Havre.
Ian Manook parvient à créer une ambiance particulière propre à chaque lieu, on sentirait presque le froid nous saisir. L'auteur peut également nous ouvrir l'appétit en évoquant à peu près n'importe quelle spécialité culinaire.
On retrouve avec plaisir les protagonistes du premier volet dont je recommande d'ailleurs vivement la lecture avant de se plonger dans "Les temps sauvages".
La violence est presque omniprésente, les personnages sont loin d'être épargnés. Une petite touche spirituelle est présente çà et là. L'intrigue quant à elle, complexe et solide, tient le lecteur en haleine au fil des pages.

Un polar sacrément dépaysant, une intrigue solide et des personnages attachants, que demander de plus, si ce n'est la suite ?

jeudi 20 juillet 2017

"La Sonate à Bridgetower", de Emmanuel Dongala

Résumé :

N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.


Titre : La Sonate à Bridgetower
Auteur : Emmanuel Dongala
Editeur : Actes Sud
Pages : 336


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Un livre comme je les aime, à savoir à la fois divertissant et instructif. L'auteur se montre précis, et on sent tout au long de la lecture qu'il s'est parfaitement documenté.
C'est un récit riche, qui reste cependant facile et très agréable à lire, où l'on part à la rencontre de grands noms de ce XVIIIè siècle, via la découverte du destin étonnant de ce violoniste prodige. Une vie artistique particulièrement bien retranscrite.
C'est une véritable aventure passionnante qui, en plus de sortir de l'oubli ce musicien qu'était George Bridgetower, retrace également certains mouvements de ce siècle des lumières (je pense à la remise en cause de l'esclavage entre autres, pour ne citer qu'un exemple) et nous fait voyager à travers l'Europe.

Un roman historique dense, érudit et enrichissant, à découvrir !

vendredi 14 juillet 2017

"L'Arménien", de Carl Pineau

Résumé :

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ?
Et qui était vraiment l’Arménien ?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ?
Rien de tout cela, bien plus encore ?

De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.


Titre : L'Arménien
Auteur : Carl Pineau
Editeur : Librinova (autoédition)
Pages : 330


Merci à l'auteur, Carl Pineau, pour la découverte de son roman.


Mon ressenti :

Dans ce thriller choral, de nombreux flashbacks ponctuent l'histoire, à l'image des pièces d'un puzzle se reconstituant progressivement.
Un choix narratif plutôt habile qui lève peu à peu le voile sur les mystères du meurtre de cet "Arménien". Ce sont en effet ses proches qui retracent son itinéraire, nous faisant découvrir la vie de ce personnage intrigant jusqu'à la vérité inattendue quant à sa mort.
Des protagonistes bien campés, aux profils variés, que l'on peut mépriser ou au contraire trouver attachants. Un langage parfois cru, un peu déroutant au premier abord, mais auquel on s'habitue et qui s'avère justifié une fois que l'on a cerné les personnages et leur psychologie.
Si j'ai trouvé le début un peu lent à se mettre en place, le suspense prend finalement de l'ampleur, et plus les indices et révélations s'accumulent, plus on souhaite découvrir le dénouement de cette histoire.

Carl Pineau nous propose une intrigue bien ficelée, dotée d'une narration efficace. Un bon moment de lecture, le tout dans une ambiance années 80.

vendredi 30 juin 2017

J'ai fait les soldes !

Lorsque les soldes arrivent, il y a un site en particulier sur lequel je me précipite, c'est celui de la Fnac...

Des livres soldés à 20%, 50% et 80% ! Ce sont des livres neufs hein, pas de l'occasion.

A chaque fois, je pioche dans la sélection à -80%, et mercredi dernier, j'ai donc craqué sur 16 livres. Enfin... 17 en fait, mais l'un d'eux m'est passé sous le nez.
Eh oui, il faut être rapide avec la Fnac, car la plupart des livres soldés ne sont disponibles qu'en un seul exemplaire. Une fois le livre acheté, il repasse donc à son tarif d'origine ou bien n'est plus vendu s'il s'agissait du seul exemplaire.

Résultat des courses : 59.92 € de livres eu lieu de 299.30 €. Bon, on arrondit, disons 60 € pour 16 livres grand format au lieu de 300 €, soit 3.75 € le livre au lieu de 18.75 € en moyenne.

N'hésitez pas à y faire un tour vous aussi, il reste certainement plein de lectures à petit prix qui peuvent vous intéresser.

J'ai reçu mes livres aujourd'hui, voici mes trouvailles. Pas mal de polars, quelques thrillers, mais aussi un peu de SF, de la fantasy, et de quoi me plonger dans le Moyen Âge.






lundi 26 juin 2017

"A ski autour du monde", de Jean Annequin et Michel Zalio

Résumé :

Imaginez : vous descendez au crépuscule vers un village des montagnes albanaises ; dans un hameau blotti sous la neige, vous êtes accueilli par une famille chaleureuse de paysans iraniens ; vous accostez après une semaine de traversée en voilier sur un glacier de la péninsule antarctique ; vous traversez le Liban skis aux pieds ou vous montez vers un volcan au Chili ; vous goûtez la neige incomparable du Japon…
Depuis vingt ans, Jean Annequin et Michel Zalio conduisent des clients en raid à skis dans les massifs montagneux du monde entier. Ils ont voulu faire partager leurs surprises : les itinéraires mais surtout les rencontres, ces pays découverts « à revers », en débarquant skis aux pieds comme des extra-terrestres dans ce qu’ils ont de plus intime : leurs montagnes.

Jean Annequin et Michel Zalio, guides de haute montagne, ont rassemblé leurs souvenirs et leurs photographies, et choisi leurs vingt raids à skis les plus mémorables, de la Turquie au Groenland, du Maroc au Népal en passant par le Caucase, au Japon ou au Kamtchatka, du Canada au Chili et à travers la Géorgie du Sud sur les traces de Shackleton…


Titre : A ski autour du monde
Auteur : Jean Annequin et Michel Zalio
Editeur : Editions Paulsen
Pages : 352


Merci à Lecteurs.com pour cette découverte.


Mon ressenti :

J'ai immédiatement trouvé l'idée de ce livre géniale.
"A ski autour du monde", une manière originale d'aborder la découverte d'un pays, de voir des paysages moins "touristiques", davantage sauvages et naturels.
Plusieurs destinations nordiques avaient suscité ma curiosité. L'Islande notamment, pays cher à mon cœur, mais aussi le Groënland, Spitzberg, ou encore la Norvège. J'étais également curieuse de jeter un œil sur les autres destinations, m'attendant à découvrir des paysages grandioses.

Je suis passionnée par la photo, et une chose est sûre, c'est que l'on est servi avec ce livre. Les images sont superbes, occupant parfois des doubles-pages, une vraie invitation au voyage, que l'on soit skieur ou non. Des paysages époustouflants ponctuent presque chaque page. Je pense au Liban notamment, dont je ne connaissais pas les paysages enneigés. Un pays déjà magnifique, mais sous la neige, il prend une autre dimension, c'est presque magique ! Les autres ne sont pas en reste, loin de là.

Des informations pratiques sont données pour chaque destination, ainsi que les renseignements nécessaires pour effectuer ces trajets à ski.

N'oublions pas le texte qui accompagne chaque voyage, témoignage instructif de ces skieurs voyageurs. On découvre ainsi leurs rencontres, quelques aspects culturels et parfois historiques de ces pays, leur ambiance, leurs paysages, mais aussi bien sûr les sensations que procurent ces descentes à ski.

Ce beau livre est un vrai régal pour les yeux. Il permet de contempler ces 24 destinations sous un angle différent de ce que l'on peut voir dans des guides touristiques plus classiques, tout en restant suffisamment instructif pour les skieurs.


Un exemple de photo que l'on trouve au fil des pages.

samedi 24 juin 2017

"Eat & Run", de Scott Jurek

Résumé :

Depuis près de vingt ans, Scott Jurek domine de toute sa classe le monde exigeant et en pleine expansion de l'ultramarathon. Détenteur depuis 2010 du record des Etats-Unis sur vingt-quatre heures, il est aussi l'un des personnages principaux du best-seller Born to Run. Dans Eat et Run, il dévoile sa vie privée et retrace sa carrière exceptionnelle de champion végétalien pour en faire une source d'inspiration à l'attention de tous les autres coureurs. De son enfance passée à chasser et à pêcher dans un Midwest où la viande est à l'honneur à chaque repas, à son immersion progressive dans l'ultramarathon et le végétalisme, Scott témoigne du pouvoir infini de la volonté et fait voler en éclats les idées reçues en matière de diététique sportive. Avec ses récits de courses épiques, ses conseils pratiques et ses recettes personnelles, il offre à tous une source de motivation et nous ouvre, en passant, de nouveaux horizons culinaires.


Titre : Eat & Run
Auteur : Scott Jurek
Editeur : Editions Paulsen
Pages : 320


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Je n'aime pas courir, mais alors pas du tout. Pourtant, ce livre avait attiré mon attention car il mettait l'accent sur l'alimentation végétalienne, celle-ci étant a priori l'une des clés de la réussite de Scott Jurek. Je ne consomme plus de viande depuis quelques années, et les motivations de ce champion m'intriguaient.

Découvrir son parcours s'est avéré très instructif. Je craignais que cela soit trop technique, mais il n'en est rien. C'est une lecture accessible à tous.
Je me suis rendu compte qu'en fait, je ne savais probablement tout simplement pas courir, du moins, pas comme il le faudrait. Et quand on ne sait pas faire quelque chose, difficile de l'apprécier.
Scott Jurek est impressionnant, il a su écouter son corps, maîtriser ses besoins, connaître ses limites pour courir le mieux possible. Suite à cette lecture, je vois la course d'un autre œil. Plus qu'un sport, c'est une vraie philosophie de vie.

De son enfance jusqu'à l'expérience de ses différentes courses, on décèle ainsi une force incroyable chez cet athlète, et pas seulement physique. Le mental est primordial.
Les changements opérés sur son alimentation se montrent sacrément bénéfiques, et l'auteur partage d'ailleurs certaines de ses recettes végétaliennes au fil des pages. J'ai vraiment apprécié ces découvertes, et je dois absolument tester ce chili si appétissant.
Ce champion admirable nous prouve que la nutrition est plus qu'importante, que l'on soit coureur ou non. Elle nous définit, elle fait ce que l'on est et ce dont on est capable. Les bienfaits du végétalisme semblent alors évidents, et Scott Jurek ne s'impose absolument pas en donneur de leçons. Non, il évoque simplement son expérience, ses résultats et ses succès grâce à son alimentation. Cela suffit à convaincre, même si ce n'est pas le but.

Des techniques et conseils d'entraînement sont également distillés ça et là, toujours intéressants.

Quelques photos en couleurs sont présentes. Peu nombreuses, elles ont été soigneusement sélectionnées et permettent ainsi de visualiser certains moments de vie relatées par Scott Jurek tout au long de ce témoignage.

Un livre à mettre entre toutes les mains, un parcours passionnant et instructif qui met l'accent sur l'importance de notre alimentation. Courir est véritablement un style de vie à part entière. Un athlète inspirant.

jeudi 15 juin 2017

"Miroir obscur", de Ivan Zinberg

Résumé :

Au cœur des beaux quartiers de Los Angeles, le corps d'un gynécologue est retrouvé criblé de balles, le chiffre 1 gravé sur le front. Premier meurtre d’une longue série. Quand le tueur s’en prend aussi à des célébrités, les médias se déchaînent.
Le paparazzi Michael Singer se voit impliqué dans l’affaire – suspecté, même. Sa carte de visite, telle une signature, est découverte près des victimes.
Quel but poursuit le tueur ? Et pourquoi cherche-t-il à le mettre en cause ? 
Bien décidé à faire justice lui-même, le journaliste, épaulé par une ancienne policière, se lance aux trousses de l’assassin.


Titre : Miroir obscur
Auteur : Ivan Zinberg
Editeur : Editions Critic
Pages : 376


Merci à Babelio ainsi qu'aux éditionc Critic pour cette lecture, dans le cadre de la Masse Critique Babelio.


Mon ressenti :

Quelle lecture étonnante !

L'intrigue tient parfaitement la route et nous réserve de sacrées surprises.
L'auteur, via un style fluide, parvient sans problème à captiver l'attention du lecteur. Rebondissements, suspense, et retournements de situation sont en effet au rendez-vous, et pas des moindres.
Ces éléments allant crescendo, cette histoire devient rapidement un véritable page turner. On veut absolument résoudre cette énigme qui nous mène à un dénouement totalement inattendu.

Les personnages et leur psychologie sont soignés et réalistes. L'univers de la presse people est quant à lui plus que crédible, on décèle une certaine critique à son égard.

Surprenant et bien rythmé, voici un thriller brillant susceptible d'occasionner quelques bouches bées chez le lecteur.

mardi 6 juin 2017

"La ferme des Miller", de Anna Quindlen

Résumé :

Histoire d'amour, drames, secrets inavouables : à travers le destin d'une famille de Pennsylvanie, Anna Quindlen donne à lire tout un pan de l'histoire américaine de la seconde moitié du XXe siècle.
Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable. Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...

La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth... et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage. Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ? Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu'elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d'enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix. 


Titre : La ferme des Miller
Auteur : Anna Quindlen
Editeur : Editions Belfond
Pages : 320


Merci aux éditions Belfond pour cette nouvelle découverte au sein de la collection "Le Cercle", dans le cadre du Cercle des lecteurs Belfond.


Mon ressenti :

L'histoire de toute une famille, évoquée par l'un de ses membres, au cœur de laquelle se trouve Miller's Valley, menacée d'être inondée au nom du progrès.
Dans ce lieu où tout le monde, ou presque, se connaît, chacun évolue et suit son propre chemin, que celui-ci soit heureux ou non. Mimi, la narratrice, relate ainsi son enfance depuis ce milieu rural des années 60, le souvenir de ses parents, ses frères, leurs souffrances, leurs moments de bonheur, leurs secrets ou encore leurs erreurs.

Une fresque familiale riche en destins variés, où il est également question de maladie, de la mort, ou encore des conséquences de la guerre sur les hommes. Anna Quindlen évoque ces thèmes de manière réaliste à travers des protagonistes finement dessinés, avec leurs qualités et défauts, et parfois leurs faiblesses, leurs douleurs.

L'épilogue signe parfaitement la fin de ce roman, et l'on referme le livre avec un sentiment de nostalgie, comme si l'on avait vécu cette histoire et que ces souvenirs étaient en quelque sorte un peu les nôtres.

Une saga familiale magnifiquement racontée, qui peut résonner en chacun d'entre nous, dévoilant non seulement le portrait d'une famille, mais aussi et surtout le destin d'une femme et les réflexions sur sa vie.