mercredi 29 mars 2017

"Moka", de Tatiana de Rosnay

Résumé :

Justine mène une petite vie tranquille entre son mari, ses deux enfants et son boulot de traductrice free-lance. Mais un mercredi après-midi, tout bascule. Un chauffard renverse son fils en plein Paris, et prend la fuite, à bord d’une berline couleur moka. Malcolm sombre dans le coma, l’enquête piétine…
Seule contre tous – ou presque, Justine veut découvrir la vérité. Jusqu’au bout. Et à n’importe quel prix.



Titre : Moka
Auteur : Tatiana de Rosnay
Editeur : Le Livre de Poche (éditeur d'origine : Plon)
Pages : 288



Mon ressenti :

L'histoire, axée sur un événement tragique, embarque rapidement le lecteur.
Le style précis et percutant de l'auteur y est pour beaucoup. La lecture est fluide, sans heurt.
L'enquête est présente mais plutôt secondaire, le roman se focalise surtout sur le ressenti et les émotions de cette femme, cette mère, dont la vie est chamboulée du jour au lendemain. Une épreuve douloureuse face à laquelle il est difficile de rester indifférent. Un aspect abordé de manière pertinente et réaliste tout au long de ce récit.

Un agréable moment de lecture, convaincant, parfois émouvant, et un sujet traité avec justesse.

Bookface

Vous connaissez les "bookface" ?
Peut-être avez-vous vu circuler dernièrement ceux de la librairie Mollat, particulièrement bluffants d'ailleurs !
Cela consiste à se mettre en scène avec la couverture d'un livre, généralement en substituant la couverture à une partie de son visage. Mais plus généralement, il s'agit d'intégrer une couverture à n'importe quel scène finalement, un paysage, un visage, etc...

Les éditions J'ai Lu organisent en ce moment un concours suivant ce principe.
J'adore ces photos créatives, alors j'ai voulu tenter ma chance. J'ai rassemblé tous mes livres J'ai Lu, et aucun ne pouvait me servir à réaliser un bookface avec mon visage. Je suis alors tombée sur mes vieux Stephen King, et plus précisément une édition de Cujo, j'ai tout de suite eu l'idée de faire participer mon petit bouledogue.

Visiblement, le résultat ci-dessous a plu, puisque mon bookface a été sélectionné !
Si cela vous tente, à vous de jouer !


samedi 25 mars 2017

Balade au salon Livre Paris

Aujourd'hui, je me suis rendue au salon Livre Paris.
Je n'en suis pas partie très tard, peu avant 14h, mais j'en ai bien profité, puisque j'ai fait l'essentiel de ce que je voulais faire, à savoir le tour du salon et ses différents stands, et rencontrer un auteur qui me tient à cœur.

Je ne me suis pas encombrée de mon appareil photo, alors voici quelques prises avec mon smartphone, pas exceptionnelles, mais qui donnent tout de même un aperçu du salon.


Je tenais à rencontrer Franck Bouysse, auteur que j'affectionne particulièrement, afin de lui faire dédicacer ses romans "Plateau" et "Grossir le ciel".
Deux coups de cœur que je vous recommande vivement.

Je suis très heureuse d'avoir pu échanger quelques mots avec cet auteur sur le stand du Livre de Poche.


Sur le stand des éditions de l'Aube, j'ai eu la surprise de tomber sur un extrait de
mon avis Babelio, au sujet du livre "La disparue de Mazunte", de Daniel Quirós.





Point de vue depuis l'air de pique-nique

Benoît Hamon venu s̶e̶ ̶m̶o̶n̶t̶r̶e̶r̶  visiter le salon.










Douglas Kennedy répond à une question.





Michel Bussi en dédicaces



Malgré la foule, c'est un salon qui reste très agréable. Je tiens d'ailleurs à remercier les éditions Payot pour les invitations, sans quoi je n'y serais probablement pas allée, l'entrée payante pouvant être un frein.

Pouvoir rencontrer ses auteurs favoris dans cette immense librairie est vraiment appréciable, même si visiblement, il fallait parfois s'armer de patience au vu des files d'attente !

Ce salon permet également de mettre en avant certaines maisons d'édition que l'on ne connaît pas forcément, et j'ai ainsi pris quelques notes afin de jeter un œil sur leur catalogue plus tranquillement par la suite.

jeudi 23 mars 2017

"Grossir le ciel", de Franck Bouysse

Résumé :

L’abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée ? Non.
Longtemps après, Gus se dira qu’il n’aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?



Titre : Grossir le ciel
Auteur : Franck Bouysse
Editeur : La manufacture de livres
Pages : 199



Mon ressenti :

J'ai découvert Franck Bouysse en lisant Plateau l'année dernière. J'avais été secouée par cette lecture et il fallait que je découvre d'autres titres de cet auteur. C'est donc chose faite avec "Grossir le ciel", et ça ne s'arrêtera sûrement pas là.

Franck Bouysse a cette particularité de savoir mettre en scène des personnages ordinaires, plutôt banals, de manière à captiver immédiatement l'intérêt du lecteur.
Une plume toujours réaliste avec cette touche de poésie qui colle si bien aux situations et à cette nature brute. Cette dernière incarne presque un personnage à part entière tant sa présence est ancrée tout au long de cette histoire.
Nostalgie, solitude, souvenirs, secrets et vies bancales sont superbement racontés par l'auteur, le tout dans une ambiance sombre.

Poignant, sublime, empreint d'une grande noirceur... avec une lueur d'espoir. Bouleversant au point de finir la lecture en larmes. Un coup de coeur !

samedi 18 mars 2017

"Une illusion d'optique", de Louise Penny

Résumé :

Depuis qu’elle est enfant, Clara Morrow n’a jamais eu qu’un seul rêve : voir un jour ses tableaux exposés au Musée d’art contemporain de Montréal. Mais elle a bientôt soixante ans, et après des années d’échecs, elle n’y croit plus vraiment. Quand la consécration tant attendue finit par arriver, la joie est de courte durée : le lendemain du vernissage et de la soirée donnée chez les Morrow, une femme est retrouvée, la nuque brisée, dans leur jardin.
La victime est une ancienne critique, jadis célèbre pour ses papiers assassins. Alors que les acteurs du monde de l’art étaient réunis à Three Pines, bizarrement, personne ne semble la connaître…
Si Clara figure en bonne place sur la liste des suspects, ils sont nombreux, présents la nuit du meurtre, à avoir pu vouloir régler de vieux comptes.
Dépêchés sur place, l’inspecteur-chef Gamache et son adjoint Beauvoir mènent l’enquête. Tandis que le tableau du crime prend forme, les deux agents découvrent que dans le monde de l’art chaque sourire dissimule une perfidie, que les mots peuvent tuer. Et que dans cette affaire, comme dans les portraits peints par Clara, les apparences sont parfois trompeuses.



Titre : Une illusion d'optique
Auteur : Louise Penny
Editeur : Actes Sud
Pages : 432


Merci à Lecteurs.com pour cette découverte.


Mon ressenti :

Cette enquête nous plonge dans le village de Three Pines, un lieu qui semble à la fois paisible et mystérieux, cachant certains secrets. Un endroit à part, donnant presque la sensation de se retrouver dans un huis clos, ce qui est loin d'être déplaisant.
Les thèmes abordés, notamment celui de l'art, sont traités avec un soin tel que l'on s'intéresse forcément à ces domaines.
Les personnages sont variés et ne manquent pas de profondeur. Louise Penny accorde une grande importance à leurs émotions. Des protagonistes finalement tous très humains, que l'on peut se mettre à soupçonner tour à tour, sans réellement découvrir le véritable suspect avant le dénouement.
Un style très visuel, toujours bien amené. L'auteur en dit suffisamment pour que l'on imagine aisément une scène, un visage, un geste, un décor, juste ce qu'il faut sans alourdir le texte. Il en résulte une écriture fluide et captivante.

Cette immersion dans l'univers de l'art contemporain se révèle être une lecture prenante et instructive. Dotée d'une intrigue solide, c'est une enquête adroitement menée par un duo de policiers loin des clichés.

A noter que Louise Penny a déjà publié de nombreux romans mettant en scène nos deux policiers, il ne s'agit pas là de leur première enquête, ce qui n'empêche absolument pas sa compréhension.

vendredi 3 mars 2017

"La disparue de Mazunte" de Daniel Quirós

Résumé :

« J’avais pensé qu’en arrivant ici, je pourrais le voir avec les yeux de ses souvenirs, ressusciter la vie qui se cachait dans ceux-ci ; mais tout avait l’air éteint, comme dans l’expectative, en voie de décomposition ou attendant de pouvoir naître. »
Julio Flores a quitté son Costa Rica natal pour faire ­carrière dans la finance aux États-Unis. S’il daigne appeler de temps en temps ses parents, il a complètement tourné le dos à son passé… jusqu’à ce jour où il apprend que sa sœur est portée disparue en mer, le long des côtes mexicaines. Ce sera le début d’un long processus pour le jeune homme qui, lentement, va sortir du déni que constitue son existence pour se confronter au réel. ­Renouant avec ses racines, acceptant de porter le poids des souvenirs, il finira par partir sur les traces de Mariana, dans une quête désespérée pour retrouver un semblant d’authenticité. 
Un roman sombre et tranchant, tendre et nostalgique, qui dénonce l’hypocrisie, la perte de valeurs et l’oubli.



Titre : La disparue de Mazunte
Auteur : Daniel Quirós
Editeur : Editions de l'aube
Pages : 352


Merci à Babelio pour cette découverte dans le cadre de l'opération Masse Critique.


Mon ressenti :

La disparition de sa sœur est l'occasion pour Julio, le narrateur, de se plonger dans le passé, se rappeler des moments que le temps et des choix de vie différents ont fini par éponger.
Mariana est un personnage quelque peu énigmatique que l'on découvre au fil des pages, via ses lettres ou encore les souvenirs de son frère. L'une a fui le système, l'autre s'y était construit une place confortable, mais pour tous deux le bonheur semble illusoire.
Les chapitres alternent principalement entre le Mexique et un Costa Rica dont le fossé qui sépare les classes sociales est pointé du doigt. Un pays devenu presque méconnaissable aux yeux de Julio.

Une histoire qui oscille habilement entre présent et passé, entre la vie et la mort. Un voyage empreint de nostalgie, en quête d'une sœur presque oubliée et de racines perdues.