jeudi 8 novembre 2018

"Au loin", de Hernán Diaz - #MRL18 #Rakuten

Résumé :


Jeune paysan suédois, Håkan débarque en Californie, seul et sans le sou. Il n'a qu'un but : retrouver son frère à New York. Il entreprend alors la traversée du pays à pied remontant à contre-courant le flux continu des pionniers qui se ruent vers l'ouest. Les montagnes et les plaines se succèdent, les caravanes et les embûches aussi. Trop souvent, la nature et les hommes essaieront de le tuer. Håkan croise ainsi la route de personnages truculents et souvent hostiles : une tenancière de saloon, un naturaliste éclairé, des fanatiques religieux, des arnaqueurs, des criminels, des Indiens, des hommes de lois... Et, tandis que s'écrivent à distance les mythes fondateurs de l'Amérique, il devient un héros malgré lui, peu à peu sa légende grandit. Håkan n'a bientôt d'autre choix que de se réfugier loin des hommes, au coeur du désert, pour ne plus être étranger à lui-même et aux autres.




Titre : Au loin
Auteur : Hernán Diaz
Editeur : Editions Delcourt
Pages : 334


Merci à Rakuten pour cette lecture, dans le cadre de l'opération #MRL18.



Mon ressenti :

Une histoire qui nous transporte, que ce soit par les émotions ou les grands espaces, de magnifiques paysages.

Le rythme peut parfois sembler lent, mais l'écriture fine parvient à embarquer le lecteur dans ces aventures émouvantes qui l'invitent à prendre son temps.
Les personnages sont captivants et mémorables. Hakan, en l'occurence, se montre particulièrement attachant.
C'est un roman qui se savoure.

Hernán Diaz nous propose la quête d'un homme solitaire narrée à travers un western littéraire convaincant. Une lecture originale.

lundi 22 octobre 2018

"Le testament de Dina", de Herbjørg Wassmo

Résumé :


Extrême nord de la Norvège, 1890. La fougueuse Dina n’a pas survécu à ses blessures lors de l’incendie de Reinsnes. L’église est bondée le jour de ses funérailles et, face à la foule, sa petite-fille Karna témoigne de sa confession :
« Moi, Dina, j’ai de mes propres mains fait en sorte que le traîneau tombe dans le gouffre et provoque la mort de Jacob Grønelv. J’ai tiré un coup de fusil lapon sur le Russe Léo Zjukovsky et provoqué sa mort. Je me reconnais coupable. Je demande cependant qu’on libère mon corps. Dans la mer. »
Puis Karna se mure dans le silence.
Quel destin pour l’héritière de Dina, égarée dans un monde tissé de non-dits et de désirs ?



Titre : Le testament de Dina
Auteur : Herbjørg Wassmo
Editeur : Editions Gaïa
Pages : 560


Merci aux éditions Gaïa et Babelio pour cette lecture, dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

Les pays nordiques me fascinent, j'étais donc très curieuse de me plonger dans cette lecture. Je craignais juste d'être un peu perdue, mais il n'en est rien. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les autres ouvrages de l'auteur, mais l'envie de les découvrir est grandissante après la découverte de ce titre.

La Norvège, fin du XIXe siècle, une ambiance particulière et des paysages magnifiques que l'auteur a su retranscrire à merveille, tout en nous donnant un aperçu de la culture du nord du pays.

L'auteur écrit magnifiquement bien sur les relations et les interrogations existentielles que l'homme peut se poser. En l’occurrence, il est notamment question de culpabilité mais aussi de pardon, de la nécessité de faire des choix.
Herbjørg Wassmo dresse des portraits détaillés de ses personnages complexes, et plus particulièrement Anna, une protagoniste forte aux multiples facettes.
C'est une lecture passionnante, et malgré le petit pavé que représente cet ouvrage, les pages se dévorent, on s'habitue très vite au style de l'auteur.
Difficile de refermer ce livre sans être marqué par l'histoire de cette famille.

Un roman historique intense, émouvant, et remarquablement bien construit. Herbjørg Wassmo est une excellente narratrice. Aucune place pour l'ennui.

lundi 30 juillet 2018

"Souvenirs effacés" d'Arno Strobel

Résumé :

L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne à travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin à son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’à son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?
Avec Souvenirs effacés, le thriller qui l’a propulsé au premier rang des maîtres allemands du suspense, Arno Strobel signe un roman qui vous fera douter de tout, jusqu’au bout.



Titre : Souvenirs effacés
Auteur : Arno Strobel
Editeur : Editions de l'Archipel
Pages : 330


Merci aux éditions de L'Archipel pour cette lecture.



Mon ressenti :

Ce roman commence fort, l'intrigue est captivante et originale, son idée de base est excellente, les interrogations sont nombreuses pour le lecteur.
Pourtant, cela ne suffit pas. Au fil des pages, les situations peu crédibles et les coïncidences improbables s'accumulent, ce qui entache la lecture.

Par ailleurs, au-delà de ce qui lui arrive, le personnage principal se montre particulièrement naïf, ce qui peut agacer. D'une manière générale, les protagonistes semblent d'ailleurs manquer de relief.

Malgré cela, l'auteur maintient un certain suspense qui pousse le lecteur à poursuivre sa lecture.
L'histoire s'achève sur un dénouement un peu poussif pour une idée qui aurait mérité d'être mieux exploitée.


Ce thriller psychologique propose une intrigue intéressante mais manque rapidement de crédibilité, et même si sa lecture demeure divertissante, il ne parvient pas à convaincre totalement.


Si vous souhaitez lire cet auteur, je vous invite à découvrir "Enterrées vivantes".

mardi 17 juillet 2018

"Tête en l'air", de Richard Gaitet

Résumé :

Il a survécu à l’aiguille du Midi par l’intervention d’une providentielle main au cul, hurlé de peur dans la vallée d’Aoste, gravi cinq fois de suite en courant les deux premiers étages de la tour Eiffel, descendu sans corde des échelles d’acier sur 250 mètres, découvert les joies de la tomme de Savoie au petit-déjeuner, relu Tolkien, Lionel Terray, Mary Shelley et les mangas d’Akira Toriyama, et surtout… appris le maniement du piolet afin d’aller danser sur des arêtes sommitales de 40 centimètres de large, avec 2 000 mètres de vide de chaque côté, par - 8 °C et le visage battu par des vents de 50 km/h…


Plutôt branché bouquins que bouquetins, Richard Gaitet n’avait, avant cette épopée, aucune expérience de la montagne. Novice attentif à la parole du guide le plus romanesque qui soit, René Ghilini – vainqueur de l’Annapurna et chasseur de cristaux –, il livre l’authentique et drôlissime récit d’une première ascension du mont Blanc par un blond à lunettes inexpérimenté qui, au cours de son voyage, réapprit à marcher.



Titre : Tête en l'air
Auteur : Richard Gaitet
Editeur : Editions Paulsen (collection Démarches)
Pages : 281


Merci aux éditions Paulsen et Babelio.com pour cette lecture, dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

L'ascension du Mont Blanc par un aventurier novice, une expérience folle au premier abord !
Inexpérimenté, l'auteur évoque toutes les étapes de ce périple. L'idée de ce pari fou, les entraînements rigoureux, une météo parfois capricieuse, des phases de réflexion, mais aussi des rencontres, des personnages hauts en couleur.
Il nous dresse ainsi notamment le portrait de René Ghilini, qui sera son guide tout au long de ce périple, un alpiniste chevronné fascinant, que ce soit par sa personnalité ou son vécu. Un vrai contraste par rapport à Richard Gaitet, qui se montre parfois empoté dans certaines situations. Maladroit mais déterminé, il imprègne son récit de sa jovialité et son humour.
L'auteur nous embarque avec lui, on a l'impression d'être à ses côtés dans cette aventure. Une immersion facilitée par l'absence de détails trop techniques, et surtout par le ton employé, souvent drôle, dans un environnement où la moindre erreur peut cependant s'avérer fatale.


Une belle histoire, une aventure à la fois sérieuse et loufoque, de ses préparatifs jusqu'à son accomplissement, racontée via un récit truculent.

mercredi 11 juillet 2018

"Enterrées vivantes", d'Arno Strobel

Résumé :

Quand elle ouvre les yeux, rien. Le noir total. Si elle essaie de bouger, elle se cogne de tous côtés. Elle se sait prise au piège. Enfermée vivante dans une caisse en bois, d’où personne ne peut l’entendre crier. Elle se débat…
Quand elle se réveille, Eva comprend qu’elle vient de faire un cauchemar. Mais le soulagement est de courte durée : son corps porte des traces récentes de blessures, comme si elle avait réellement essayé de s’extraire d’un cercueil…




Titre : Enterrées vivantes
Auteur : Arno Strobel
Editeur : l'Archipel (en poche chez Archipoche)
Pages : 320


Les éditions de l'Archipel proposaient récemment un partenariat permettant de découvrir l'auteur Arno Strobel.
Un coup d’œil sur les titres en question a suffit a susciter ma curiosité, j'ai donc tenté ma chance.
J'ai ainsi eu l'agréable surprise de recevoir il y a quelques jours "Enterrées vivantes" et "Souvenirs effacés". Voici mon avis sur ce premier titre.
Merci aux éditions de l'Archipel.



Mon ressenti :

Cauchemar ou réalité ? Etre enfermé vivant dans un cercueil, une idée terrifiante, et bien plus encore lorsque l'on ne parvient pas à déterminer s'il s'agit d'un "simple" rêve.
Les interrogations sont nombreuses dès le début du roman, c'est un régal de s'égarer dans ses propres réflexions tant les pistes sont multiples tout au long de la lecture.
Les soupçons s'installent, mais au fil des découvertes, tout est remis en question.
Les protagonistes ont en effet leurs secrets, laissant ainsi régulièrement planer le doute sur chacun d'entre eux.
Et lorsque l'on croit avoir enfin compris, l'auteur est en fait loin d'avoir dévoiler toutes ses cartes et n’abat totalement son jeu que lors d'un dénouement aux révélations effrayantes et inattendues.
Les chapitres courts structurent bien l'histoire, pas de place pour l'ennui, le style est agréable et facile à lire. L'auteur parvient à instaurer un climat oppressant tout à fait palpable, notamment lors de scènes angoissantes où le lecteur est en immersion totale.

Un thriller psychologique palpitant doté d'une intrigue soignée. Captivant dès les premières pages jusqu'à cet incroyable dénouement.


mercredi 20 juin 2018

"Vermines", de Romain R. MARTIN

Résumé :

Bourganeuf, petite commune isolée dans la Creuse. Arnaud Vallaud, jeune taxidermiste asocial et cynique, impose le respect par sa verve et sa mauvaise foi. Accompagné de Pascalin, le brave du village, il tient une boutique et mène une vie très monotone jusqu'au jour où une armoire normande écrase son chien. Son quotidien se transforme alors en une série d'aventures burlesques et tragiques. Hasard, accident ou vengeance ? On n'est jamais aussi seul qu'on le croit...


Titre : Vermines
Auteur : Romain R. MARTIN
Editeur : Flamant Noir
Pages : 181


J'avais eu l'occasion de croiser Romain R. MARTIN lors d'une séance de dédicaces, au salon Livre Paris 2018, en mars dernier, une rencontre brève mais qui laissait entrevoir un auteur très sympathique.
La 4ème de couverture de son roman m'intriguait particulièrement, j'en avais donc fait l'acquisition sans oublier de repartir avec une dédicace.



Mon ressenti :

Ce roman, c'est une sorte d'OVNI dans le paysage littéraire. Et ça fait du bien ! Une histoire un peu folle, qui commence assez fort avec ce chien écrasé par une armoire, un événement sordide qui donne le ton pour la suite.
Des personnages atypiques et des situations rocambolesques, le tout arrosé d'une bonne dose de cynisme et d'humour noir grinçant.
C'est efficace. Romain R Martin a un style bien à lui, une plume fluide et acérée qui embarque rapidement le lecteur à la découverte de ses vermines. Une histoire loufoque surprenante qui, cerise sur le gâteau, aboutit à un dénouement plutôt inattendu.

Une lecture unique, originale, à l'ambiance sombre et déjantée, dont les situations prêtent à sourire grâce à un humour décapant qui marque forcément les esprits.
Un premier roman à découvrir, et un auteur à suivre !



dimanche 10 juin 2018

"Les larmes noires sur la terre", de Sandrine Collette

Résumé :

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé «la Casse». 
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir. 
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser. 
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix? 


Titre : Les larmes noires sur la terre
Auteur : Sandrine Collette
Editeur : Denoël
Pages : 336




Mon ressenti :

Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.
Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.
Être un déchet parmi les déchets, n'être plus rien aux yeux de la société, voilà l'avenir pour les occupants de cette casse poisseuse. Un centre d'accueil qui n'a rien d'accueillant, les humains y sont entreposés comme de vulgaires objets dénués de tout intérêt.
Des conditions inhumaines, mais l'espoir, même ténu, fait vivre, ou plutôt survivre.

Une lecture prenante, sans concession, à la fois effrayante et émouvante, dans un univers particulièrement hostile, rythmée par les désillusions, la solidarité, l'espoir et la violence.

lundi 21 mai 2018

"Exodus Manhattan", Tome 1, de Nykko et Bannister

Résumé :

New York. Dans un monde ravagé par la surpopulation, les inégalités sociales et les désastres climatiques, Manhattan n’est plus que le fantôme outragé d’un passé prestigieux. Manipulant la colère sourde des habitants ayant depuis longtemps perdu leurs illusions, un nouvel ordre religieux, la New Cruzade, s’apprête à engager sa guerre sainte. Dans ce chaos grandissant, Leto Wolf, flic de la criminelle, et sa collègue Hana Yamashirogumi essaient de faire régner un semblant d’ordre. À la recherche d’une jeune fille non immatriculée et témoin d’un meurtre, ils sont confrontés au plus puissant consortium mondial, la Venka Corp, et à un ennemi aussi mystérieux que redoutable.

Construit comme un roman policier, Exodus nous plonge dans les tréfonds d’une New York futuriste à l’abandon sous la menace du plus violent ouragan jamais enregistré. Hommage avoué à Blade Runner, la série se veut respectueuse de la grande tradition des récits d’anticipation qui, sous couvert d’un divertissement haletant, n’hésite pas à nous questionner sur les dérives de l’humanité.


Titre : Exodus Manhattan, tome 1
Auteur : Nykko
Illustrations : Bannister
Editeur : Glénat BD
Pages : 64 pages en couleur


Merci à Babelio pour cette lecture, dans le cadre de leur masse critique.


Mon ressenti :

La couverture fait de suite penser à Blade Runner, impression qui se confirme rapidement au fil des pages. Force est de constater que cet hommage fonctionne.
Exodus Manhattan nous plonge dans un univers futuriste fascinant.
Ses personnages hauts en couleurs s'annoncent prometteurs pour le 2nd tome de ce dyptique et semblent loin d'avoir livré tous leurs secrets.
Ajoutons à cela l'absence de temps mort, de l'action bien dosée, une ambiance sombre réussie notamment grâce à des couleurs judicieusement choisies, et nous obtenons une histoire captivante à suivre.

Un thriller d'anticipation divertissant à découvrir.

mercredi 2 mai 2018

"L'étoile qui veille sur nous", de Virginie Boissière

Résumé :

Cette fois, Odja a du mal à faire le grand saut ! Malgré les encouragements et la présence bienveillante de Jeliel, elle sait ce qui l'attend et ressent quelques résistances face à cette nouvelle incarnation.

Laissez-vous porter par cette aventure riche et émouvante aux côtés de Mia, Claudia, Martin, Sherine... Ces êtres humains qui nous ressemblent tant. Une histoire d'âme, à lire en pleine conscience.


Titre : L'étoile qui veille sur nous
Auteur : Virginie Boissière
Editeur : Les 3 Colonnes
Pages : 140



Mon ressenti :

Une histoire de vie, d'âme, d'incarnation, et d'amour. Un aspect science-fiction bien développé et soigneusement pensé, que l'on se surprend à essayer de transposer à notre réalité. Et si c'était possible ?

Au-delà d'un simple roman, "L'étoile qui veille sur nous" fourmille d'idées ou conseils qui nous poussent à la réflexion, et plus particulièrement la réflexion sur soi-même. Il n'est pas difficile de ne pas se reconnaître dans l'une des situations évoquées qui peuvent nous sembler familières.

Ce livre pointe du doigt les défauts d'un monde devenu très individualiste et matérialiste, mais c'est un message d'espoir qui prédomine au fur et à mesure que l'on découvre le destin des protagonistes. Le bonheur est à la portée de chacun et pas forcément là où on veut bien le croire, il suffit d'en connaître les clés, et l'auteur aborde habilement le sujet.
Juste un petit bémol pour les fautes qui subsistent dans le texte, mais c'est un point qui est perfectible.


C'est un joli premier roman que signe Virginie Boissière, une histoire émouvante qui parvient à amener le lecteur à s'interroger sur sa propre vie.



jeudi 29 mars 2018

"Tintin, le Diable et le Bon Dieu", de Bob Garcia


4ème de couverture :

Tintin est né dans le monde très catholique de la bande dessinée franco-belge de l'entre-deux guerres. C'est donc tout naturellement qu'Hergé a distillé de multiples allusions aux grandes valeurs du christianisme, fondamentalement ancrées en lui, au fil des albums qu'il a créés. Incarnées par son héros, elles sont omniprésentes dans une oeuvre qui témoigne également d'un intérêt très documenté et respectueux du dessinateur pour les autres croyances.
Après avoir resitué chaque bande dessinée dans son contexte de création, Bob Garcia s'attache à répertorier les références aux religions, mythes ou superstitions qui apparaissent dans l'oeuvre hergéenne. Il nous démontre ainsi que, contrairement aux procès d'intention dont elles ont pu faire l'objet, les Aventures de Tintin nous enseignent la tolérance, le respect et l'ouverture sur le monde.


Titre : Tintin, le Diable et le Bon Dieu
Auteur : Bob Garcia
Editeur : Editions Desclée De Brouwer
Pages : 248


Merci à Babelio.com ainsi qu'aux éditions Desclée De Brouwer pour cette lecture dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

Avec un père tintinophile, je ne pouvais que grandir avec les albums de Tintin à mes côtés.
Je me suis ainsi régalée à découvrir toutes ses aventures, ou presque, pendant mon enfance.
Toutefois, étant amatrice sans être une passionnée du jeune reporter, mes connaissances au sujet d'Hergé ne se limitaient qu'à ses œuvres telles que Tintin, Quick et Flupke ou encore Jo, Zette et Jocko. Je ne savais rien de l'auteur belge en lui-même.

Cet essai nous délivre quantité d'informations sur la vie d'Hergé, ses inspirations, son parcours, plus particulièrement son rapport à la religion, et notamment le christianisme. L'auteur semble en effet passionné par son univers et sérieusement documenté sur le sujet.
Un éclairage qui permet de comprendre les nombreuses références religieuses évoquées dans cet ouvrage et dont sont émaillés les albums de Tintin.
Une approche à la fois surprenante et instructive. Bob Garcia dissèque chaque album et met au jour les influences d'Hergé, les valeurs de Tintin, le bien et le mal, la place occupée par la religion.
L'auteur revient par ailleurs sur les polémiques au sujet de certains albums, et démontre ainsi habilement que, selon le contexte et les valeurs d'Hergé, elles n'ont pas lieu d'être.

Cette analyse réussie de l'oeuvre hergéenne permet de poser un regard différent sur les albums de Tintin. Une approche originale et fort intéressante qui montre à quel point le vécu du dessinateur a eu des répercussions dans ses ouvrages.





lundi 19 mars 2018

Mon dimanche au salon Livre Paris 2018

Ce dimanche 18 mars plutôt neigeux, je suis allée au salon Livre Paris, pour la deuxième année consécutive (ma visite de la précédente édition, c'est par ici).

J'ai une fois de plus vraiment apprécié ce salon littéraire, malgré la foule, parfois particulièrement dense.

Je quitte le salon avec seulement quatre achats, dont trois livres, ce qui est plus que raisonnable. Je repars tout de même avec quelques idées pour ma wishlist... ;)

Les auteurs font toujours preuve de gentillesse à l'égard des lecteurs.

Je n'ai pas fait une tonne de photos, surtout parce que l'on voyait souvent plus le public que les stands et les auteurs, mais en voici tout de même quelques-unes.


Commençons avec la Scène Polar, un espace dédié à ce genre proposant de nombreux rendez-vous lors desquels des auteurs, entre autres, apportent leurs témoignages.



Ce 18 mars, de 14h à 15h, les auteurs Jean-Charles Chapuzet, Franck Bouysse et Cyril Herry intervenaient autour du polar "rural", un terme qui ne fait d'ailleurs pas l'unanimité.
Des échanges enrichissants, notamment au sujet de leur manière d'aborder leurs personnages, les lieux, les dialogues, les non-dits... Je n'ai pas vu l'heure passer. 
J'aurais aimé assisté à d'autres rendez-vous, mais des choix s'imposaient pour optimiser au mieux ma journée.



De nombreuses tentations dans la collection de "La Bête noire".



Douglas Kennedy en séance de dédicaces.





Le stand des éditions Flamant Noir, où je me suis procurée deux titres : "Elijah" de Noël Boudou, ainsi que "Vermines" de Romain R. Martin qui a gentiment dédicacé mon exemplaire.



Comme d'habitude, plusieurs radios ont leur stand pour émettre en direct.





Gaston Lagaffe avait son exposition.

















Je tenais absolument à acheter un exemplaire de "Boréal" de Sonja Delzongle. Un titre qui me faisait déjà envie avant même d'en avoir d'excellents retours ! Alors après la Scène Polar de 14h/15h, j'ai filé à son stand pour profiter d'une dédicace. Une fois encore, gentillesse et sourire au rendez-vous.



Voici donc mes petites emplettes...




Juste un petit regret, ne pas avoir vu certains auteurs présents les autres jours, je pense notamment à Sandrine Collette, dont j'ai récemment découvert (et adoré !) la plume.

Au final, une journée réussie, j'espère bien pouvoir renouveler cette visite l'année prochaine.


jeudi 1 mars 2018

"Un vent de cendres", de Sandrine Collette

Résumé :

Des années plus tôt, un accident l'a défiguré. Depuis, il vit reclus dans sa grande maison. Jusqu'au jour où surgit Camille... 

Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d'un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus. 
Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n'en démord pas. L'étrange facination d'Octave pour Camille, pour ses cheveux d'un blond presque blanc, le met mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure. 
Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n'est plus là. Personne ne semble s'en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix. 
Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce domaine, ou le piège est-il déjà refermé?


Titre : Un vent de cendres
Auteur : Sandrine Collette
Editeur : Editions Denoël
Pages : 272



Mon ressenti :

L'auteur commence très fort avec une scène choc particulièrement réaliste. On est dans le bain et on veut déjà connaître ce qui va suivre !

Le décor est ensuite planté, un cadre idyllique, un domaine viticole en Champagne, qui fait pourtant rapidement l'objet d'une disparition inquiétante...
Les soupçons surgissent alors, et un malaise déjà présent s'intensifie peu à peu. La tension entre certains protagonistes devient quasiment palpable et a quelque chose de fascinant.

Sandrine Collette n'épargne ni ses personnages, ni le lecteur, lequel peut s'attendre à être surpris par ce qu'il ne voyait pas venir. Des protagonistes hauts en couleur dont l'accent est mis sur leur psychologie, et c'est réussi.

L'intrigue bien menée et solide rend l'histoire haletante, on ne lâche pas ce livre avant d'en connaître le dénouement.


Un roman noir redoutablement efficace, glaçant le lecteur d'effroi et de surprise dans ses dernières pages.

mardi 27 février 2018

"Des nœuds d'acier", de Sandrine Collette

Résumé :

Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.


Titre : Des nœuds d'acier
Auteur : Sandrine Collette
Editeur : Livre de Poche (initialement chez les éditions Denoël)
Pages : 264



Mon ressenti :

Une liberté fraîchement retrouvée, presque aussitôt reperdue, de manière effrayante. C'est à cet instant qu'une ambiance oppressante s'installe, un climat pesant qui nous embarque quasiment sans répit.
Toute une palette d'émotions nous envahit, crainte, peur, aversion, pitié, espoir, dégoût, désillusion...
L'auteur excelle à décrire la déchéance de ses personnages, leur noirceur, le ressenti de Théo, ses humiliations, ainsi que son environnement hostile et crasseux, au point d'esquisser quelques grimaces pendant la lecture. Angoissant à souhait.
On referme ce roman l'esprit marqué par cette histoire qui ne laisse pas indemne.

Un thriller dur, sombre, qui prend aux tripes et tient littéralement le lecteur en haleine jusqu'au bout. Terriblement captivant.

jeudi 22 février 2018

"L'île", de Sigríður Hagalín Björnsdóttir

Résumé :

Il arrive que se produisent des choses qui rassemblent l’humanité tout entière, et chacun se rappelle l’endroit où il se trouvait quand il a appris la nouvelle. Le monde peut devenir si petit qu’il se résume à un seul être humain. À un homme minuscule dans un fjord abandonné d’Islande.
Un homme qui se souvient : comment toute communication avec le monde extérieur fut soudain coupée, comment réagirent le gouvernement, les médias, la population. Comment il réagit lui-même, journaliste politique flirtant avec les sphères du pouvoir, en couple avec María, musicienne d’origine étrangère.
Le pays, obsédé par son passé, croit pouvoir vivre en autarcie, rejette dangereusement tout ce qui n’est pas islandais, et réactive des peurs ancestrales. Faire face à la faim, dans un pays de volcans cerné par les eaux.
Comme un piège qui se referme.


Titre : L'île
Auteur : Sigríður Hagalín Björnsdóttir
Editeur : Gaïa Editions
Pages : 272


Merci à Babelio.com ainsi qu'aux éditions Gaïa pour cette lecture dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

Une nation coupée du monde du jour au lendemain, sans aucune explication, qui n'a alors d'autre choix que de revoir son mode de fonctionnement ou se laisser dépérir. Voilà qui est plutôt prometteur et intrigant !
Amoureuse de l'Islande, la quatrième de couverture avait ainsi fortement suscité ma curiosité, j'avais hâte de découvrir comment cette île et ses habitants feraient face à cette situation catastrophique.

L'auteur dresse le portrait inquiétant d'une Islande en pleine déchéance, en proie à des interrogations sans réponse. Craintes, peur, dérives, corruption, manipulations politiques, mais aussi espoir sont les ingrédients de ce roman captivant et bien construit.

Une vision post-apocalyptique effrayante, fascinante, et surtout crédible, ce qui constitue l'un des points forts de ce roman. Après ce genre d'événements, les situations évoquées pourraient effectivement ne pas être éloignées de ce qu'il se passerait réellement. Cet aspect réaliste ne rend l'histoire que plus attrayante.

Les chapitres alternent en nous présentant l'évolution de différents personnages tout au long du remaniement forcé de cette société. La vie de ces survivants est chamboulée, eux aussi sont amenés à changer plus ou moins, à s'adapter, pour le meilleur ou pour le pire.


Une lecture coup de cœur qui nous dépeint habilement une Islande au destin à la fois sombre et fascinant. Un roman passionnant jusqu'à ses dernières pages émouvantes. A lire !

mercredi 31 janvier 2018

"Comme de longs échos", de Elena Piacentini

Résumé :

« Partout, les monstres sont chez eux… »

Vincent Dussart est sûr de son coup.

Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.

Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.

Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…


Titre : Comme de longs échos
Auteur : Elena Piacentini
Editeur : Fleuve Editions (Fleuve noir)
Pages : 288



Mon ressenti :

Un homme retrouve sa femme sans vie, sans aucune trace de son fils. Des difficultés de couple, un suspect alors tout désigné, mais une intrigue bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Bien construite, cette lecture nous propose des personnages intéressants, travaillés avec soin, notamment une équipe de flics attachants, humains et non sans failles.
L'intrigue est solide et ne révèle sa noirceur que peu à peu, nous incitant à dévorer les pages jusqu'à obtenir le fin mot de l'histoire.

Une enquête servie par une plume particulière, fine et captivante. Il en résulte un polar noir efficace qui ne laisse aucune place à l'ennui.

samedi 6 janvier 2018

"Zombillénium", tome 1, de Arthur de Pins

Après une fin d'année peu active pour le blog, car moins de temps pour la lecture, il est temps de reprendre les choses en main, qui plus est avec un peu de nouveauté. En effet, je n'ai jamais évoqué la BD sur Faim de Lire, un univers que j'apprécie pourtant mais que j'ai délaissé depuis plusieurs années (mes BD sont encore dans des cartons, quelle tristesse !).
Aujourd'hui, je vous présente donc un ouvrage que j'ai découvert dernièrement, une découverte originale parue il y a quelques années déjà, en 2010. Cette BD a même fait l'objet d'une adaptation sous la forme d'un film d'animation


Résumé :

Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d'attractions Zombillénium. On n'embauche pas n'importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n'ont qu'à passer leur chemin, ici on ne travaille qu'avec d'authentiques loups-garous, vampires et momies. C'est ce que va découvrir Aurélien, un homme au bout du rouleau, trompé par sa femme ; et qui va se retrouver embauché malgré lui dans cette étrange entreprise. Gretchen, sorcière stagiaire, va l'aider à faire ses premiers pas...


Titre : Zombillénium, tome 1, Gretchen
Auteur : Arthur de Pins
Editeur : Dupuis
Pages : 48 pages en couleur


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Le graphisme de cette BD est ce qui a tout d'abord suscité ma curiosité. Je le trouve original, agréable, vraiment réussi. On accroche facilement, un style très plaisant, réalisé à la palette graphique.

Un scénario qui tient la route, servi par un ton décalé et des personnages forcément atypiques. On sourit tout au long de la lecture, et ça fait du bien !

Une histoire bien rythmée, on ne s'ennuie pas, ça se lit vite, et on termine avec l'envie de découvrir les autres tomes.

Zombillénium, avec son univers original, son graphisme agréable et ses touches d'humour, plaira autant aux adultes qu'aux ados. A découvrir !