jeudi 29 mars 2018

"Tintin, le Diable et le Bon Dieu", de Bob Garcia


4ème de couverture :

Tintin est né dans le monde très catholique de la bande dessinée franco-belge de l'entre-deux guerres. C'est donc tout naturellement qu'Hergé a distillé de multiples allusions aux grandes valeurs du christianisme, fondamentalement ancrées en lui, au fil des albums qu'il a créés. Incarnées par son héros, elles sont omniprésentes dans une oeuvre qui témoigne également d'un intérêt très documenté et respectueux du dessinateur pour les autres croyances.
Après avoir resitué chaque bande dessinée dans son contexte de création, Bob Garcia s'attache à répertorier les références aux religions, mythes ou superstitions qui apparaissent dans l'oeuvre hergéenne. Il nous démontre ainsi que, contrairement aux procès d'intention dont elles ont pu faire l'objet, les Aventures de Tintin nous enseignent la tolérance, le respect et l'ouverture sur le monde.


Titre : Tintin, le Diable et le Bon Dieu
Auteur : Bob Garcia
Editeur : Editions Desclée De Brouwer
Pages : 248


Merci à Babelio.com ainsi qu'aux éditions Desclée De Brouwer pour cette lecture dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

Avec un père tintinophile, je ne pouvais que grandir avec les albums de Tintin à mes côtés.
Je me suis ainsi régalée à découvrir toutes ses aventures, ou presque, pendant mon enfance.
Toutefois, étant amatrice sans être une passionnée du jeune reporter, mes connaissances au sujet d'Hergé ne se limitaient qu'à ses œuvres telles que Tintin, Quick et Flupke ou encore Jo, Zette et Jocko. Je ne savais rien de l'auteur belge en lui-même.

Cet essai nous délivre quantité d'informations sur la vie d'Hergé, ses inspirations, son parcours, plus particulièrement son rapport à la religion, et notamment le christianisme. L'auteur semble en effet passionné par son univers et sérieusement documenté sur le sujet.
Un éclairage qui permet de comprendre les nombreuses références religieuses évoquées dans cet ouvrage et dont sont émaillés les albums de Tintin.
Une approche à la fois surprenante et instructive. Bob Garcia dissèque chaque album et met au jour les influences d'Hergé, les valeurs de Tintin, le bien et le mal, la place occupée par la religion.
L'auteur revient par ailleurs sur les polémiques au sujet de certains albums, et démontre ainsi habilement que, selon le contexte et les valeurs d'Hergé, elles n'ont pas lieu d'être.

Cette analyse réussie de l'oeuvre hergéenne permet de poser un regard différent sur les albums de Tintin. Une approche originale et fort intéressante qui montre à quel point le vécu du dessinateur a eu des répercussions dans ses ouvrages.





lundi 19 mars 2018

Mon dimanche au salon Livre Paris 2018

Ce dimanche 18 mars plutôt neigeux, je suis allée au salon Livre Paris, pour la deuxième année consécutive (ma visite de la précédente édition, c'est par ici).

J'ai une fois de plus vraiment apprécié ce salon littéraire, malgré la foule, parfois particulièrement dense.

Je quitte le salon avec seulement quatre achats, dont trois livres, ce qui est plus que raisonnable. Je repars tout de même avec quelques idées pour ma wishlist... ;)

Les auteurs font toujours preuve de gentillesse à l'égard des lecteurs.

Je n'ai pas fait une tonne de photos, surtout parce que l'on voyait souvent plus le public que les stands et les auteurs, mais en voici tout de même quelques-unes.


Commençons avec la Scène Polar, un espace dédié à ce genre proposant de nombreux rendez-vous lors desquels des auteurs, entre autres, apportent leurs témoignages.



Ce 18 mars, de 14h à 15h, les auteurs Jean-Charles Chapuzet, Franck Bouysse et Cyril Herry intervenaient autour du polar "rural", un terme qui ne fait d'ailleurs pas l'unanimité.
Des échanges enrichissants, notamment au sujet de leur manière d'aborder leurs personnages, les lieux, les dialogues, les non-dits... Je n'ai pas vu l'heure passer. 
J'aurais aimé assisté à d'autres rendez-vous, mais des choix s'imposaient pour optimiser au mieux ma journée.



De nombreuses tentations dans la collection de "La Bête noire".



Douglas Kennedy en séance de dédicaces.





Le stand des éditions Flamant Noir, où je me suis procurée deux titres : "Elijah" de Noël Boudou, ainsi que "Vermines" de Romain R. Martin qui a gentiment dédicacé mon exemplaire.



Comme d'habitude, plusieurs radios ont leur stand pour émettre en direct.





Gaston Lagaffe avait son exposition.

















Je tenais absolument à acheter un exemplaire de "Boréal" de Sonja Delzongle. Un titre qui me faisait déjà envie avant même d'en avoir d'excellents retours ! Alors après la Scène Polar de 14h/15h, j'ai filé à son stand pour profiter d'une dédicace. Une fois encore, gentillesse et sourire au rendez-vous.



Voici donc mes petites emplettes...




Juste un petit regret, ne pas avoir vu certains auteurs présents les autres jours, je pense notamment à Sandrine Collette, dont j'ai récemment découvert (et adoré !) la plume.

Au final, une journée réussie, j'espère bien pouvoir renouveler cette visite l'année prochaine.


jeudi 1 mars 2018

"Un vent de cendres", de Sandrine Collette

Résumé :

Des années plus tôt, un accident l'a défiguré. Depuis, il vit reclus dans sa grande maison. Jusqu'au jour où surgit Camille... 

Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d'un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus. 
Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n'en démord pas. L'étrange facination d'Octave pour Camille, pour ses cheveux d'un blond presque blanc, le met mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure. 
Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n'est plus là. Personne ne semble s'en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix. 
Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce domaine, ou le piège est-il déjà refermé?


Titre : Un vent de cendres
Auteur : Sandrine Collette
Editeur : Editions Denoël
Pages : 272



Mon ressenti :

L'auteur commence très fort avec une scène choc particulièrement réaliste. On est dans le bain et on veut déjà connaître ce qui va suivre !

Le décor est ensuite planté, un cadre idyllique, un domaine viticole en Champagne, qui fait pourtant rapidement l'objet d'une disparition inquiétante...
Les soupçons surgissent alors, et un malaise déjà présent s'intensifie peu à peu. La tension entre certains protagonistes devient quasiment palpable et a quelque chose de fascinant.

Sandrine Collette n'épargne ni ses personnages, ni le lecteur, lequel peut s'attendre à être surpris par ce qu'il ne voyait pas venir. Des protagonistes hauts en couleur dont l'accent est mis sur leur psychologie, et c'est réussi.

L'intrigue bien menée et solide rend l'histoire haletante, on ne lâche pas ce livre avant d'en connaître le dénouement.


Un roman noir redoutablement efficace, glaçant le lecteur d'effroi et de surprise dans ses dernières pages.

mardi 27 février 2018

"Des nœuds d'acier", de Sandrine Collette

Résumé :

Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.


Titre : Des nœuds d'acier
Auteur : Sandrine Collette
Editeur : Livre de Poche (initialement chez les éditions Denoël)
Pages : 264



Mon ressenti :

Une liberté fraîchement retrouvée, presque aussitôt reperdue, de manière effrayante. C'est à cet instant qu'une ambiance oppressante s'installe, un climat pesant qui nous embarque quasiment sans répit.
Toute une palette d'émotions nous envahit, crainte, peur, aversion, pitié, espoir, dégoût, désillusion...
L'auteur excelle à décrire la déchéance de ses personnages, leur noirceur, le ressenti de Théo, ses humiliations, ainsi que son environnement hostile et crasseux, au point d'esquisser quelques grimaces pendant la lecture. Angoissant à souhait.
On referme ce roman l'esprit marqué par cette histoire qui ne laisse pas indemne.

Un thriller dur, sombre, qui prend aux tripes et tient littéralement le lecteur en haleine jusqu'au bout. Terriblement captivant.

jeudi 22 février 2018

"L'île", de Sigríður Hagalín Björnsdóttir

Résumé :

Il arrive que se produisent des choses qui rassemblent l’humanité tout entière, et chacun se rappelle l’endroit où il se trouvait quand il a appris la nouvelle. Le monde peut devenir si petit qu’il se résume à un seul être humain. À un homme minuscule dans un fjord abandonné d’Islande.
Un homme qui se souvient : comment toute communication avec le monde extérieur fut soudain coupée, comment réagirent le gouvernement, les médias, la population. Comment il réagit lui-même, journaliste politique flirtant avec les sphères du pouvoir, en couple avec María, musicienne d’origine étrangère.
Le pays, obsédé par son passé, croit pouvoir vivre en autarcie, rejette dangereusement tout ce qui n’est pas islandais, et réactive des peurs ancestrales. Faire face à la faim, dans un pays de volcans cerné par les eaux.
Comme un piège qui se referme.


Titre : L'île
Auteur : Sigríður Hagalín Björnsdóttir
Editeur : Gaïa Editions
Pages : 272


Merci à Babelio.com ainsi qu'aux éditions Gaïa pour cette lecture dans le cadre de l'opération Masse Critique.



Mon ressenti :

Une nation coupée du monde du jour au lendemain, sans aucune explication, qui n'a alors d'autre choix que de revoir son mode de fonctionnement ou se laisser dépérir. Voilà qui est plutôt prometteur et intrigant !
Amoureuse de l'Islande, la quatrième de couverture avait ainsi fortement suscité ma curiosité, j'avais hâte de découvrir comment cette île et ses habitants feraient face à cette situation catastrophique.

L'auteur dresse le portrait inquiétant d'une Islande en pleine déchéance, en proie à des interrogations sans réponse. Craintes, peur, dérives, corruption, manipulations politiques, mais aussi espoir sont les ingrédients de ce roman captivant et bien construit.

Une vision post-apocalyptique effrayante, fascinante, et surtout crédible, ce qui constitue l'un des points forts de ce roman. Après ce genre d'événements, les situations évoquées pourraient effectivement ne pas être éloignées de ce qu'il se passerait réellement. Cet aspect réaliste ne rend l'histoire que plus attrayante.

Les chapitres alternent en nous présentant l'évolution de différents personnages tout au long du remaniement forcé de cette société. La vie de ces survivants est chamboulée, eux aussi sont amenés à changer plus ou moins, à s'adapter, pour le meilleur ou pour le pire.


Une lecture coup de cœur qui nous dépeint habilement une Islande au destin à la fois sombre et fascinant. Un roman passionnant jusqu'à ses dernières pages émouvantes. A lire !

mercredi 31 janvier 2018

"Comme de longs échos", de Elena Piacentini

Résumé :

« Partout, les monstres sont chez eux… »

Vincent Dussart est sûr de son coup.

Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.

Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.

Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…


Titre : Comme de longs échos
Auteur : Elena Piacentini
Editeur : Fleuve Editions (Fleuve noir)
Pages : 288



Mon ressenti :

Un homme retrouve sa femme sans vie, sans aucune trace de son fils. Des difficultés de couple, un suspect alors tout désigné, mais une intrigue bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Bien construite, cette lecture nous propose des personnages intéressants, travaillés avec soin, notamment une équipe de flics attachants, humains et non sans failles.
L'intrigue est solide et ne révèle sa noirceur que peu à peu, nous incitant à dévorer les pages jusqu'à obtenir le fin mot de l'histoire.

Une enquête servie par une plume particulière, fine et captivante. Il en résulte un polar noir efficace qui ne laisse aucune place à l'ennui.

samedi 6 janvier 2018

"Zombillénium", tome 1, de Arthur de Pins

Après une fin d'année peu active pour le blog, car moins de temps pour la lecture, il est temps de reprendre les choses en main, qui plus est avec un peu de nouveauté. En effet, je n'ai jamais évoqué la BD sur Faim de Lire, un univers que j'apprécie pourtant mais que j'ai délaissé depuis plusieurs années (mes BD sont encore dans des cartons, quelle tristesse !).
Aujourd'hui, je vous présente donc un ouvrage que j'ai découvert dernièrement, une découverte originale parue il y a quelques années déjà, en 2010. Cette BD a même fait l'objet d'une adaptation sous la forme d'un film d'animation


Résumé :

Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d'attractions Zombillénium. On n'embauche pas n'importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n'ont qu'à passer leur chemin, ici on ne travaille qu'avec d'authentiques loups-garous, vampires et momies. C'est ce que va découvrir Aurélien, un homme au bout du rouleau, trompé par sa femme ; et qui va se retrouver embauché malgré lui dans cette étrange entreprise. Gretchen, sorcière stagiaire, va l'aider à faire ses premiers pas...


Titre : Zombillénium, tome 1, Gretchen
Auteur : Arthur de Pins
Editeur : Dupuis
Pages : 48 pages en couleur


Merci à Lecteurs.com pour cette lecture.


Mon ressenti :

Le graphisme de cette BD est ce qui a tout d'abord suscité ma curiosité. Je le trouve original, agréable, vraiment réussi. On accroche facilement, un style très plaisant, réalisé à la palette graphique.

Un scénario qui tient la route, servi par un ton décalé et des personnages forcément atypiques. On sourit tout au long de la lecture, et ça fait du bien !

Une histoire bien rythmée, on ne s'ennuie pas, ça se lit vite, et on termine avec l'envie de découvrir les autres tomes.

Zombillénium, avec son univers original, son graphisme agréable et ses touches d'humour, plaira autant aux adultes qu'aux ados. A découvrir !