dimanche 10 juin 2018

"Les larmes noires sur la terre", de Sandrine Collette

Résumé :

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé «la Casse». 
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir. 
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser. 
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix? 


Titre : Les larmes noires sur la terre
Auteur : Sandrine Collette
Editeur : Denoël
Pages : 336




Mon ressenti :

Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.
Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.
Être un déchet parmi les déchets, n'être plus rien aux yeux de la société, voilà l'avenir pour les occupants de cette casse poisseuse. Un centre d'accueil qui n'a rien d'accueillant, les humains y sont entreposés comme de vulgaires objets dénués de tout intérêt.
Des conditions inhumaines, mais l'espoir, même ténu, fait vivre, ou plutôt survivre.

Une lecture prenante, sans concession, à la fois effrayante et émouvante, dans un univers particulièrement hostile, rythmée par les désillusions, la solidarité, l'espoir et la violence.

2 commentaires:

  1. Coucou Aurélie,
    Ta chronique me fait très envie de découvrir ce roman de Sandrine Collette. J'avais pu apprécié sa plume dans Un vent de Cendres.
    Le côté de solidarité entre ce groupe de femmes et je suis intriguée par ce monde de vie dans des voitures-épaves.
    J'aimerai savoir : est-ce que ce n'est pas trop "fantastique et apocalyptique "comme univers syle Waterworld (film) car sinon je ne saurais pas apprécié cette lecture.
    Merci beaucoup
    Bisous
    Maryline

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    Réponses
    1. Coucou Maryline !

      Merci pour ton commentaire tout d'abord.

      J'ai beaucoup aimé ce groupe de femmes, découvrir leur histoire, les voir évoluer, essayer de survivre, je pense effectivement que cela pourrait te plaire.
      Rassure toi, il n'y a aucun aspect fantastique dans ce roman. C'est au contraire très réaliste. Je te laisse le découvrir par toi-même. Si c'est le seul point sur lequel tu avais des doutes, alors tu peux te lancer !

      C'est le troisième livre de Sandrine Collette que je lis, et je ne vais pas m'arrêter là, je suis à chaque fois captivée par ses intrigues.

      Bisous

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